22-12-07

Koen Calliauw over het AEL-proces


AEL-PROCES - DE RECHTER ALS "HOER"

p06_koen calliauw_(320_x_240)Vrijdagochtend 21/12/07 woonde ik de uitspraak in het correctionele vonnis tegen Dyab Abou Jahjah en Ahmed Azzuz van de AEL in het Antwerpse Gerechtshof, het "Vlinderpaleis", bij.
Ze werden op basis van geen enkel hard bewijs tot één jaar effectief veroordeeld voor de "rellen op de Turnhoutsebaan",vijf jaar geleden. En voor hun gehele maatschappelijk engagement,wat deze uitspraak politiek en racistisch maakt.
Vrouwe Justitia keek zonder blinddoek toe. Procureur en rechter gedroegen zich als de "hoeren" van de heersende politieke macht.

Vijf jaar geleden brak de hel los.
De "rellen" op de Antwerpse Turnhoutsebaan waren de aanleiding. De Arabisch Europese Liga (AEL) en Dyab Abou Jahjah werden hét nieuws. Alle burgerlijke partijen, àlle media, delen van de politie en de inlichtingen diensten trokken aan de racistische kar. Het was de grootste haatcampagne tegen een minderheidsgroep sinds de jacht op Joodse medeburgers voor en in WOII.

Ik was toen Antwerps District raadslid voor Groen! en keerde me van deze partij af toen bleek dat ook zij opportunistisch en amper verholen racistisch reageerde. Ik koos voor de AEL en later voor de verkiezingslijst Resist, naast Dyab en Ahmed. Een principiële keuze die juist bleek.

De media trokken hun beerput open. Ook "De Morgen" wou niet achterblijven qua bewuste desinformatie en het in de kaart spelen van de Staatsveiligheid en extreem rechts. Journaliste Ann De Graaf omschreef in dit zichzelf "progressief" en "onafhankelijk" verklaarde dagblad, Dyab Abou Jahjah als een mafiose figuur en gevaarlijke terrorist. (Ook ikzelf sta op een van uit de Federale politie naar de media "gelekte" zwarte lijst van "Extremisten-Terroristen").
De haatcampagne van de overheid én de veroordeling van de AEL kopstukken, past in de door de VS geleide "oorlog tegen het terrorisme" die de democratische verworvenheden ondermijnt en de Moslims dicrimineert. Ook in België.

Ik was lange tijd "beroepsjournalist" voor linkse bladen. Met een "perskaart" en lid van de Belgische Persbond.
Ik schaam me daar nu voor. Journalisten die de bek vol hebben over redactionele onafhankelijkheid en deontologie, vervalsten moeiteloos de feiten. De VRT-TV bezat beelden waarop te zien is hoe Dyab pepper spray in de ogen kreeg en pas dàn woedend werd. De VRT nieuwsdienst verborg deze beelden en werkte mee aan de door de overheid geleide racistische campagne. Pas maanden later kwamen ze boven water. Alle andere media speelden dit spel mee, allen. En ook rond andere thema's kennen ze hun "broodheren".

Om Dyab en Ahmed veroordeeld te krijgen werd een wetsartikel uit... 1886 uit de mottenbollen gehaald. Artikel 66§4 uit het Strafwetboek. Oorspronkelijke gericht tegen de prille arbeidersbeweging, nu misbruikt tegen een zelforganisatie als de AEL. En weldra tegen iedereen die van "de norm" afwijkt? Die zich niet tot "eenheidsworst" wil laten kneden, zich niet wil laten assimileren in een land waar "Big Brother" heerst?

Procureur en rechter gedragen zich als de "hoeren" van een discriminerende en racistische politiek. Ze lappen de scheiding der machten aan hun laars, zoals ook Verhofstadt het in het Parlement deed toen hij dààr de arrestatie van Dyab eiste én verkreeg. Dat zijn inderdaad praktijken uit een dictatuur.
Het kan nu iedereen overkomen. Niet alleen Marokkaanse, Arabische jongeren die vechten voor hun rechten.

Het is de hoogste tijd dat de bondgenoten van vijf jaar geleden en deze van vandaag een solidariteitsbeweging op touw zetten met de Arabisch Europese Liga, met Dyab Abou Jahjah en Ahmed Azzuz. Dit gaat alle democraten aan.

Koen Calliauw, 21.12.2007

http://www.indymedia.be/node/25364

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De vernieuwde website van de AEL:
http://belgium.arabeuropean.org/

- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Arabisch+Europese+Liga&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=ligue+arabe+européenne&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Arabian+European+League+trial+&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=AEL+proces&btnG=Rechercher&meta=

Daklozen Aktie Comité:
http://www.google.be/search?hl=fr&q=Daklozen+aktie+Comité&btnG=Recherche+Google&meta=

13:29 Gepost door Jan Boeykens in Algemeen | Permalink | Commentaren (27) |  Facebook |

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Procès AEL - article 66 11 décembre 2007

Anvers - Des responsables de l’AEL devant les juges


Cinq ans après les émeutes de Borgerhout qui avaient suivi l’assassinat de Mohamed Achrak (27 ans), Youssef Rahimi, Ahmed Azzuz et Dyab Abou Jahjah sont poursuivis sur base de l’article 66 du Code pénal.

Trois membres de la Ligue arabe européenne (AEL) sont accusés d’être responsables de tout ce qui s’est passé les 26 et 27 novembre 2002 à Anvers, après l’assassinat de Mohamed Achrak.


Article 66 : hier contre mineurs et sidérurgistes, aujourd’hui contre l’AEL

Aux trois responsables de l’AEL (Ligue arabe européenne) il n’est reproché aucun délit, en dehors d’insultes à la police. Ils sont poursuivis sur base de la loi de 1886 sur l’incitation à la violence. Le principe est simple : ils seraient responsables d’à peu près tout ce qui s’est passé les 26 et 27 novembre 2002, après le meurtre d’Achrak, du fait qu’ils sont à l’origine de toute cette incitation à la violence. La première audience du procès a eu lieu le 30 novembre, et le prononcé se fera le 21 décembre. Le ministère public réclame deux ans de prison.

Au centre des débats, l’article 66 du Code pénal. Un article introduit en 1886 après les grandes grèves dans les charbonnages et verreries du Borinage et du Pays Noir. Dans les annales parlementaires de l’époque, on peut lire comment Charles Woeste, industriel ultraconservateur, prône une loi permettant de poursuivre les dirigeants ouvriers. Cet article a été utilisé en vain en 1970 pour poursuivre Kris Hertogen, porte-parole du Pouvoir aux Mineurs, après la grande grève des mines. Et on l’a encore ressorti en 1998, toujours en vain, afin de poursuivre Roberto D’Orazio et 1douzesidérurgistes des Forges de Clabecq après leur lutte pour le maintien de l’aciérie.

Il y a beaucoup de questions à poser sur ce procès. Ni Dyab Abou Jahjah ni Ahmed Azzuz n’étaient présents, ce soir-là, à la chaussée de Turnhout. Ils ne sont arrivés que deux heures après le début des événements. On peut donc difficilement parler d’incitation à l’émeute. Dans sa plaidoirie, Maître André De Decker, avocat d’Abou Jahjah, a fait référence à l’interview donnée à Humo, en 2006, par le commissaire de police de l’époque, Luc Lamine. L’homme admettait qu’après son arrivée, Dyab Abou Jahjah avait agi correctement et avait tenté de calmer les esprits. Tant Dyab qu’Ahmed ont incité les jeunes au calme et ils sont finalement parvenus à acheminer tout le monde vers la mosquée toute proche de la rue Van-Montfort, où un appel à la raison a été lancé.

« Il faut lire tout l’article 66 »

Maître Kris Luyckx, avocat d’Ahmed Azzuz et Youssef Rahimi, se demandait si on pouvait invoquer l’article 66, vu que, ce soir-là, aucun fait répréhensible n’a été commis. Le procureur Björn Backx a répondu de façon cinglante : « Il n’est pas nécessaire que soient commis des faits répréhensibles. Vous devez lire la totalité de l’article 66 ! » Et Backx de citer aussitôt tout l’article, en insistant sur le dernier passage : « Seront punis comme auteurs d’un crime ou d’un délit (…) : ceux qui, soit par des discours tenus dans des réunions ou dans des lieux publics (…), auront provoqué directement à le commettre (…), même dans le cas où ces provocations n’ont pas été suivies d’effet. »

Comme l’avaient déjà déclaré durant le procès Clabecq les présidents de la Ligue des droits de l’homme de l’époque, Paul Pataer et Georges-Henri Beauthier : l’application de l’article 66 va à l’encontre du droit à la liberté d’expression, droit garanti par la Charte européenne des droits de l’homme. Dans ce procès, il ne s’agit pas de la question de savoir si on est, oui ou non, d’accord avec les points de vue des inculpés ou de la Ligue arabe européenne (AEL).

Ce procès, qui ne rime à rien, traite de la liberté d’expression et de la liberté d’association. Comme dans l’affaire de la grève des mines de 1970 ou dans celle des Forges de Clabecq en 1998, la Cour d’appel a chaque fois refusé d’appliquer l’article 66. Ce qu’on n’a pu faire contre les dirigeants des mineurs et des sidérurgistes, on le tente cette fois contre les dirigeants des organisations autonomes des immigrés. Sans doute à partir de l’idée qu’ici la chose sera politiquement plus aisée.

Il est clair que si cette jurisprudence a lieu une seule fois, elle pourra par la suite être plus aisément appliquée contre l’ensemble du mouvement progressiste et syndical.

Peter Mertens

Photo: l’enterrement de Mohamed Achrak. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

Source: http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/anvers-des-responsables-de-lael-devant-les-juges.html


Gepost door: Jean-Pierre | 23-12-07

Procès AEL : précédent dangereux 21 décembre 2007

Procès AEL : précédent dangereux contre le mouvement syndical et progressiste


Le tribunal d’Anvers a condamné vendredi Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzuz de la Ligue arabe européenne (AEL) à un an de prison ferme. Ceux-ci vont en appel d’une décision qui met gravement en cause la liberté d’expression.

Après l’assassinat du professeur de religion Mohamed Achrak en novembre 2002, la commune de Borgerhout avait été le théâtre d’incidents entre jeunes et policiers.

Le tribunal a estimé que Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzuz auraient pu tenter de calmer les esprits, ce qu’ils n’auraient pas fait. Ils auraient, selon le tribunal, incité par leurs paroles à affronter les forces de l’ordre. Aucun délit ne leur a été reproché si ce n’est l’interprétation faite par le tribunal de l’article 66 du Code pénal, voté en 1886 suite aux révoltes ouvrières.

Les motifs de la décision sont contraires aux faits eux-mêmes. Abou Jahjah et Azzuz n'ont jamais poussé la foule à se rebeller. Ni Dyab Abou Jahjah ni Ahmed Azzuz n’étaient présents ce soir-là à la chaussée de Turnhout. Ils ne sont arrivés que deux heures après le début des événements. On peut donc difficilement parler d’incitation à l’émeute. Dans sa plaidoirie, maître André De Decker, avocat d’Abou Jahjah, a fait référence à l’interview donnée à Humo, en 2006, par le commissaire de police de l’époque, Luc Lamine. L’homme admettait qu’après son arrivée, Dyab Abou Jahjah avait agi correctement et avait tenté de calmer les esprits. Tant Dyab qu'Ahmed ont appelé les jeunes au calme et ils sont finalement parvenus à acheminer tout le monde vers la mosquée toute proche de la rue Van Montfort.

La condamnation fait une application très large de l'article 66 alinéa 4. En principe, peuvent être condamnées sur cette base les personnes qui par leurs discours ou écrits publics auraient provoqué directement les affrontements avec la police et les dégradations commises.

Or ici le jugement d’Anvers soutient que Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzouz auraient pu calmer les jeunes en raison de leur autorité morale… Cette décision est un précédent grave qui peut faire tâche d'huile. Condamner une personne sous prétexte qu'elle avait une importante influence morale sur ces jeunes et qu'elle aurait pu tenter de calmer les esprits revient à autoriser la condamnation de tout responsable syndical, de tout porte-parole d'une organisation pour des délits commis par leurs affiliés, leurs membres… sous prétexte qu’ils auraient dû explicitement les mettre en garde.

Cette décision oublie aussi tout le contexte. Quels sont les éléments qui ont poussé des jeunes à s’exprimer violemment contre la police et certains biens ? Un discours ou un écrit de la Ligue arabe européenne ? Pas du tout. Ne devrait-on pas rappeler à ces juges anversois que cette réaction suit immédiatement le meurtre raciste d’un professeur respecté auquel on ne pouvait rien reprocher ? Que cette réaction ne peut se comprendre qu’en remettant ce meurtre dans le climat de racisme qui est important à Anvers, le climat d’intimidation créé par la police (contrôle systématique de la population immigrée) ?

Indépendamment de ce qu’on peut penser des actions de l’AEL, cette décision est inacceptable pour tout syndicaliste, tout démocrate. Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzouz ne peuvent pas être mis en prison pour s’être simplement exprimés. En appel, Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzouz doivent être acquittés. Pour eux-mêmes mais aussi pour continuer à garantir à tout gréviste, manifestant ou militant politique le droit démocratique de s’exprimer.


David Pestieau et Axel Benard

Source: http://www.ptb.be/fr/nouvelles/article/proces-ael-precedent-dangereux-contre-le-mouvement-syndical-et-progressiste.html

Gepost door: Jean-Pierre | 23-12-07

Procès AEL : Procès politique Information judiciaire ouverte contre l’AEL

La surveillance de la police anversoise par des membres de la Ligue arabe européenne fait des vagues. La bourgmestre de la ville est intervenue auprès du parquet et une information judiciaire est désormais ouverte.

Le conseil communal d’Anvers a demandé lundi soir à la bourgmestre Léona Detiège de réagir à la mise en place par la Ligue arabe européenne (AEL) de patrouilles chargées de surveiller la police au cours de ses interventions. Et le journal «Le Soir» annonce dans son édition de ce 20 novembre qu’une information judiciaire a bien été ouverte suite à l’initiative décriée de l’AEL.

Le ministre de l'Intérieur a pour sa part déploré la constitution de ces «comités de protection de la jeunesse arabe» qui, selon lui, tendent à organiser la méfiance à l'égard des services de police. Antoine Duquesne constate également que ces patrouilles sont organisées par des groupes minoritaires mais dont on connaît le discours extrémiste. Le ministre en appelle donc à la plus grande des vigilances vis-à-vis de personnes qui se situent à l'extrême limite, à la marge de ce qui est permis et toléré dans le cadre de notre droit.

Autres réactions

L’organisation dirigée par Dyab Abou Jahjah a lancé ses patrouilles car elle craint que les jeunes Arabes anversois soient victimes d'actes racistes perpétrés par la police. L’AEL envisage d’ailleurs de mettre sur pied des groupes de ce type à Gand, Bruxelles, Charleroi et Liège.

Cette perspective a fait réagir le cdH qui parle de dérive inquiétante dans un Etat de droit et précise qu’il peut difficilement accepter un tel comportement «communautariste» voire «raciste» de la part d'un groupuscule non représentatif de la communauté musulmane qui vise à dénoncer un autre comportement «raciste» de la part des forces de l'ordre. Le cdH estime par ailleurs qu'il conviendrait de permettre aux communautés étrangères de pouvoir être intégrées de manière plus massive dans la police.

De son côté, Ecolo en appelle à une double vigilance démocratique, dénonçant tant l'initiative de la Ligue arabe européenne, qualifiée d’ «association groupusculaire», que le racisme de certains policiers. Les Verts craignent des dérives, parlent d’ instrumentalisation des frustrations des jeunes citoyens et soulignent que dans un Etat démocratique, il revient aux pouvoirs publics d'assurer la sécurité de tous les citoyens. Pour Ecolo, ne pas réagir à ces atteintes à l’Etat de droit serait faire le lit des extrémismes de tout bord.

Enfin, au PS, on rappelle que la sécurité dans les rues est une compétence exclusive de l’autorité publique et que de tels comités de défense ne sont pas acceptables. Les socialistes rappellent l’existence du Comité P, chargé du contrôle des services de police, et soulignent qu’une loi sera prochainement votée au Sénat pour donner davantage de compétences au Centre pour l’égalité des chances.

La vice-Première ministre Laurette Onkelinx devait mettre la question des patrouilles privées de l’AEL sur la table du gouvernement ce mercredi.


20 11 2002

http://old.rtbf.be/rtbf_2000///bin/view_something.cgi?type=article&id=0104068_article&menu=0054353_menulist&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.HOME

Gepost door: Jean-Pierre | 23-12-07

Procès AEL : Les médias se sont focalisés sur les “émeutes”, mais ils ont largement ignoré les racines des problèmes. Meurtre raciste à Borgerhout, l’AEL et les élections

Tout ce qui nous divise nous affaiblit


Le 26 novembre 2002, Mohamed Achrak était abattu à Borgerhout. La police a réprimé durement les actions de protestation spontanées des jeunes d’origine immigrée, ce qui a donné lieu à des échauffourées. Les médias se sont focalisés sur les “émeutes”, mais ils ont largement ignoré les racines des problèmes.

Le leader de l’AEL, Abou Jahjah, a été arrêté sous la pression politique... pour être bientôt relâché sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui.


Le contrôle démocratique sur la police

La Marche blanche a vu la population descendre massivement dans la rue pour exprimer sa compassion et protester contre les tentatives d’étouffement des affaires. On a pourtant dénié aux jeunes d’origine immigrée le droit de manifester leur compassion. Nous comprenons la colère des jeunes d’origine immigrée. Toute la question est de savoir comment on peut résister sans se mettre à dos le reste de la population et sans donner aux autorités le bâton pour nous battre encore davantage. Tout le monde comprend ce que le deuil et la colère signifient. Mais cette compréhension fond comme neige au Soleil dès lors qu’on voit ses carreaux brisés.

Il est de notoriété publique que les contrôles de police sont souvent teintés de racisme. Les personnes d’origine immigrée sont davantage contrôlées en rue et la police s’est taillé une réputation particulièrement négative. Cette attitude doit être dénoncée et faire l’objet d’une enquête. La tâche de la police est de prévenir les émeutes, pas de les provoquer. Au-jourd’hui on engage la police contre les immigrés, demain ce sera contre des travailleurs en grève.

Luttons ensemble pour l’emploi, la santé et l’enseignement - refusons le “diviser pour régner”

L’AEL a su gagner rapidement du soutien. Contrairement aux “voix autorisées” de la communauté immigrée, l’AEL exprime ouvertement les griefs des personnes d’origine immigrée.

Si l’AEL met le doigt sur les vrais problèmes, on ne sait pas encore trop bien quelle solution elle met en avant. Il y a eu des déclarations inquiétantes sur la famille, la position de la femme, les homosexuels,... et l’AEL ne donne aucune réplique aux courants islamistes extrêmement conservateurs qui font ouvertement leur propagande à ses manifestations. En même temps, elle a réussi à populariser l’idée de l’auto-organisation, ce qui est un élément positif en soi. L’AEL a mis cette idée en pratique en organisant elle-même des patrouilles pour contrôler la police en matière de racisme. Les médias traditionnels ont sonné le tocsin et exigé l’interdiction immédiate des "milices privées" de l’AEL. On a de nouveau tu dans toutes les langues les raisons pour lesquelles tant de personnes d’origine immigrée n’ont aucune confiance dans la police à tel point qu’elles en arrivent à vouloir contrôler elles-mêmes les services de police!

Il y a une tendance à la criminalisation de tous les mouvements de protestation: il n’y a qu'à penser à la répression qui a frappé la lutte des travailleurs de Clabecq et le mouvement altermondialiste. La question se pose donc de savoir à qui il revient de contrôler la police. Pourquoi n’aurions-nous rien à dire sur la police? La population (les immigrés, les militants syndicaux, les jeunes, les chômeurs,...) devrait pouvoir exercer un contrôle démocratique sur la police.

Comment progresser?

Beaucoup de personnes d’origine immigrée ressentent une colère énorme. Toute la question est de savoir comment transformer cette colère en actions et mouvements capables d’imposer un vrai changement.

Sans perdre de vue les problèmes spécifiques des immigrés, la résistance doit aller de pair avec un mouvement qui propose des solutions au manque de logements sociaux, au chômage, aux coupes budgétaires dans le secteur social,... Un tel programme doit être basé sur la solidarité des travailleurs et des jeunes de toute origine. Seul le mouvement ouvrier peut apporter des solutions fondamentales.

Le mouvement ouvrier ne dispose plus aujourd’hui d’instruments politiques pour défendre ses intérêts. Le PS et le SP.A tournent le dos à ceux qui ont fait leur force. Au lieu de lutter pour une alternative socialiste au système capitaliste (où le profit prime littéralement tout), ces partis suivent la même logique d’austérité que le MR, le CDH,... Les derniers événements d’Anvers en sont le résultat direct. Cette situation n’est pas irréversible. Les travailleurs belges et d’origine immigrée doivent construire leur propre instrument politique.

Si c’est là le but de la liste que l’AEL veut présenter aux élections, le MAS/LSP est tout prêt à y apporter son concours. Mais se contenter d’une unité formelle en y faisant figurer des Belges «de souche» ne suffira pas. C’est l’orientation vers le mouvement ouvrier et le programme que l’on défend qui font la différence. Il faut un programme qui unisse les travailleurs belges et immigrés dans leur lutte contre la destruction des acquis sociaux et qui rejette tous les ferments de division (le racisme, le sexisme, le confessionnalisme, l’homophobie) qui affaiblissent le mouvement. Sur base de cette approche, le MAS/LSP est prêt à engager la discussion avec l’AEL et ses alliés.

Beaucoup d’éléments indiquent pourtant qu’on va dans la direction opposée. L’AEL est avant tout une organisation musulmane. Elle se prononce notamment pour des écoles musulmanes séparées et des quotas obligatoires d’immigrés sur les lieux de travail. Nous pensons qu’il vaut mieux lutter pour la liberté de croyance dans toutes les écoles et que les quotas, non seulement ne résoudraient pas le problème du chômage, mais aggraveraient les tensions entre travailleurs belges et immigrés.

Seule une lutte commune et déterminée contre tous les licenciements et pour une réduction drastique du temps de travail sans perte de salaire et avec embauche compensatoire - pour une société socialiste qui garantisse à chacun un emploi décent - pourra en finir avec le racisme.

Els Deschoemacker

http://www.socialisme.be/mas/2003/77/lm21.html

Gepost door: Jean-Pierre | 23-12-07

Procès AEL : Procès politique Les partis francophones face à l’AEL

L’initiative de l’Arab European League (AEL) d’organiser des patrouilles arabes pour contrôler la police d’Anvers a donné lieu à une surenchère dans la démagogie du côté francophone également. Le bourgmestre d’Anderlecht, Jacques Simonet (MR), a mis en garde contre "les patrouilles de vertu qui imposeront demain leurs codes vestimentaires aux femmes dans les quartiers".

La bourgmestre de Huy, Anne-Marie Lizin (PS), a carrément enjoint la bourgmestre d’Anvers à "faire preuve de fermeté" contre l’AEL. La présidente du CDH (ex-PSC), Joëlle Milquet, propose d’amender la loi sur les milices privées pour interdire tout contrôle de la population sur la police.

Un Comité pour le respect de la démocratie a été lancé à Bruxelles pour dénoncer le crime raciste à Anvers, l’arrestation arbitraire d’ Abou Jahjah et le climat d’islamophobie ambiant. Lors de la première réunion dudit comité, le PS, Ecolo et le CDH avaient envoyé plusieurs élus d’origine immigrée. Il était significatif que tous ces élus prétendaient intervenir "à titre personnel".

Ils ont fait des pieds et des mains pour que l’arrestation d’Abou Jahjah ne soit pas évoquée. Le fossé était béant entre ces élus et les jeunes d’origine immigrée présents. Mais voilà, lorsqu’un Belge "de souche" critique les politiciens, ceux-ci disent que c’est un "râleur" ou un "poujadiste". Lorsqu’un "allochtone" fait de même, ils disent qu’il n’est pas intégré, qu’il n’a pas assimilé les "valeurs démocratiques".

Le fossé entre la classe politique et la population n’est pas dû au poujadisme des uns ou au manque d’intégration des autres, mais bien au fait que tous les politiciens traditionnels défendent servilement la même politique néo-libérale anti-sociale.

Face à ces politiciens, il faut reconstruire des partis ouvriers capables d’unifier les travailleurs de toute origine contre cette politique et de faire élire d’authentiques représentants qui feront entendre leur voix dans les salons feutrés du parlement.

Thierry Pierret

http://www.socialisme.be/mas/2003/77/lm22.html

Gepost door: Jean-Pierre | 23-12-07

Stop à la pauvreté - Stop au racisme Meurtre raciste à Borgerhout

Le 26 novembre, Mohamed Achrak, un marocain de 27 ans était tué à Borgerhout. Il est presque certain qu'il s'agisse d'un meurtre raciste, il y aurait déjà eu des plaintes avancées contre le coupable. Une action de protestation spontanée de la jeunesse d'origine immigrée a été brutalement attaquée par la police et s'est terminée par des émeutes. Les médias ont insisté sur les émeutes mais passent complètement sous silence les énormes problèmes de société à l'origine de l' évènement.

D'où vient cette colère?

Cependant ces problèmes ne sont pas nouveaux. De plus en plus de personnes sont confrontées au chômage et à la pauvreté. A Borgerhout , 1 habitant sur 5 dépend du CPAS. Mais le pouvoir communal à Anvers juge que ces problèmes ne sont pas prioritaires. Les projets prestigieux comme le " Musée aan de Stroom" ou le nouveau palais de justice sont possibles tandis que le secteur social subit, quant à lui, des coupes budgétaires drastiques. Il y a une menace de licenciement de 200 travailleurs sociaux et le budget du secteur social devrait diminuer entre 38 et 46%. Le chômage à Anvers est deux fois supérieur à celui de beaucoup de villes flamandes. La criminalité et la dégradation des quartiers en sont les conséquences.

Le pouvoir communal, confronté à cette situation, se limite à marcher sur les traces du Vlaams Blok. A propos d' un plan de police contre la petite délinquance à Borgerhout, des fuites avancent que le nom officiel de ce nouveau plan est: "Plan Intégré Marocains". En d'autres terme: la petite délinquance dans un quartier sans avenir, dans ce système n'est pas imputable au système qui n'offre pas de futur, mais à un groupe de victimes spécifiques de ce système! Les Belges pauvres sont dressés contre les pauvres d’origine immigrée. C'est dans ce climat qu'un crime raciste peur arriver.

Contrôle démocratique de la police

Du temps de la Marche Blanche, la population était en masse dans la rue pour exprimer ses condoléances et pour protester contre l'étouffement des affaires. Mais le 26 novembre, l'expression de sentiments identiques a été refusée aux jeunes immigrés de Borgerhout. Leur action s'est heurtée immédiatement à l'intervention très agressive de la police, avec les émeutes comme conséquences.

Nous comprenons la colère des jeunes immigrés. Mais la question est: de quelle manière pouvons-nous nous opposer le mieux possible sans dresser le reste de la population contre nos actions et donner des arguments à la police et au pouvoir communal pour intervenir de manière encore plus répressive? Tout le monde comprend ce que deuil et colère signifient. Mais voir ses carreaux cassés a pour conséquence que cette compréhension fond comme neige au soleil. De plus, ces actes sont utilisés par le pouvoir communal pour continuer la politique de répression.

Au contraire de ceux qui sont présentés comme les porte-parole officiels de la communauté immigrée, la Ligue Arabe Européenne (LAE) anticipe sur quelques préoccupations justifiées de la communauté immigrée. Il est généralement reconnu qu’en matière de contrôle policier, le racisme est souvent présent. De ce fait, les immigrés sont plus souvent contrôlés dans la rue et la police se construit une réputation particulièrement négative. L'intervention violente de la police pendant les manifestations contre la guerre en Palestine en est un des exemples. Pendant ces manifestations des émeutes ont aussi éclaté pour les mêmes raisons. Cette attitude doit être examinée. La tâche de la police est d'éviter les émeutes, pas de les provoquer. Aujourd'hui, la police est engagée contre les immigrés, demain contre les piquets de grève des dockers.

Luttons ensemble pour du travail, les soins de santé et l'éducation: contre la stratégie qui consiste à "Diviser pour régner".

La LAE a gagné vraiment rapidement des partisans. Son porte-parole, Abu Jahjah, a déclaré: "Nous ne trouvons pas de travail, pas de maison, pas d'école pour nos enfants. Aucun parti ne trouve cela assez important pour le mettre dans son programme." Mettant ainsi le doigt sur le point sensible. Trouver du travail n'est pas évident, encore plus si on s'appelle Mohamed ou Ali.

Les partis politiques traditionnels parlent beaucoup d'intégration mais ne sont pas capables de créer les conditions de cette intégration. Tout le monde a droit à un bon travail, à l'éducation, aux soins de santé. Les Belges comme les immigrés sont touchés par les licenciements et par la politique d'austérité. Mais ce sont, cependant, les immigrés qui servent de boucs émissaires. Il est pourtant évident que ce ne sont pas les immigrés mais le gouvernement qui privatise nos services publics et rend nos écoles plus chères. C'est le patronat mondial qui ferme ses entreprises et qui délocalise ses productions vers des pays à bas salaires (justement les pays d'où proviennent les immigrés ). La stratégie "Diviser pour mieux régner" ne peut que nous affaiblir. Nous devons lutter ensemble contre nos problèmes communs.

Ainsi, si la LAE a mis le doigt sur les problèmes réels, il n'est pas toujours clair de savoir quelle solution elle compte mettre en avant. Ainsi, il y a des déclarations inquiétantes avec un point de vue très conservateur sur la famille, le rôle des femmes, les homosexuels,…mais ils ne répondent pas sur le courant islamique extrêmement réactionnaire qui fait ouvertement sa propagande dans les manifestations de la LAE. En même temps, ils réussissent à populariser l'idée de l’auto-organisation, ce qui est en soi un élément positif.

La LAE a agi de manière anticipée, en créant elle-même des patrouilles pour contrôler la police au niveau du racisme. Les médias traditionnels ont poussé de hauts cris et exigé une interdiction immédiate des "milices privées" de la LAE. Mais à nouveau, on reste bouche cousue sur les raisons pour lesquelles beaucoup d'immigrés n'ont aucune confiance dans la police et s'y opposent en organisant eux-même la surveillance de l'action policière.

De plus, avec l'annonce de l'application du principe de la tolérance zéro et l'intervention brutale contre les manifestations à propos du meurtre raciste, il devient encore plus clair que le pouvoir communal vise à criminaliser chaque manifestation. Face à cela, la question se pose de savoir qui exerce dans les faits le contrôle sur la police qui, soit-disant, est responsable de notre sécurité. Pourquoi nous n'avons rien à dire à propos de la police? Un contrôle démocratique sur la police, organisé par la population (les immigrés, les militants syndicaux, la jeunesse, les chômeurs,…) doit être normal.

Quel chemin suivre?

Le MAS/LSP comprend la colère et la frustration énorme que vivent beaucoup d' immigrés à Anvers. Cette colère doit être transformée en actions et en mouvements permettant d’obtenir effectivement des changements.

Sans perdre de vue les problèmes spécifiques des immigrés, la résistance doit être ouverte à un mouvement qui offre un programme qui répond aux problèmes du chômage, de l'économie dans les secteurs sociaux et au manque de logements sociaux,… Un tel programme doit être basé sur une solidarité des travailleurs et de la jeunesse de toute origine. Ce n'est seulement qu'en luttant ensemble contre le système dont nous sommes les victimes, que l'on peut arriver à changer quelque chose! Seul le mouvement ouvrier peut offrir les solutions fondamentales.

Dans le passé, les ouvriers et la jeunesse ont regardé vers le Parti socialiste pour arracher des acquis. Aujourd'hui ce parti ne se soucie plus de ceux qui l'ont fait croître. Au lieu de mettre en avant une alternative socialiste sur le système capitaliste (où littéralement tout doit céder sa place au profit), le parti suit la même logique de la politique néo-libérale que le CDH et le MR. Tout ce qui s'est passé ces derniers jours est le résultat direct de tout cela. On peut changer cette situation. Les ouvriers belges et immigrés doivent construire leur même instrument politique. Le MAS/LSP veut aider à construire cela. Aide nous et rejoins nous!

Mouvement pour une Alternative Socialiste / Linkse Socialistische Partij

Pour tout contact :
BP 10, 11190 Forest 3
Tél et fax : 02/345.61.81
lspmas@skynet.be


http://www.socialisme.be/mas/2002/2811borgerhout.html

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Procès AEL: Procès Politique 2-243

Sénat de Belgique

Annales

JEUDI 21 NOVEMBRE 2002 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI


Questions orales

Question orale de M. Jean-François Istasse au ministre de l'Intérieur sur «la création de patrouilles musulmanes dans les rues d'Anvers par la Ligue arabe européenne» (nº 2-1134)

M. Jean-François Istasse (PS). - Alors que la police locale d'Anvers relançait la semaine dernière son plan relatif à la petite criminalité, la Ligue arabe européenne - AEL - annonçait la création de patrouilles musulmanes dans les rues d'Anvers, et ce, afin de surveiller les policiers au cours de différents contrôles et interventions. En effet, selon la Ligue, ce plan viserait surtout les jeunes d'origine marocaine. Ces patrouilles auraient dès lors pour mission de dénoncer les comportements racistes dont pourraient se rendre coupables les policiers anversois à l'encontre de jeunes musulmans. L'AEL souhaite ainsi que soient photographiés et filmés les contrôles effectués par la police. Un rapport serait ensuite établi et adressé à des avocats au service de la ligue, afin de poursuivre en justice les auteurs des agressions racistes.

On peut se demander, au vu de ces informations, si nous n'allons pas assister à la création de zones de non-droit, voire au contrôle de quartiers, de communautés ou de personnes par ce que nous devons bien appeler des milices. Or, la Belgique dispose d'un service de police étatique. En cas de plaintes relatives à des comportements racistes de la part de certains policiers, il appartient à l'État d'organiser ces contrôles, l'organe compétent étant bien sûr le Comité permanent de contrôle des services de police, le Comité P. Ce dernier exerce notamment une fonction de contrôle sur la protection des droits que la Constitution et la loi confèrent aux personnes, sur la coordination et, enfin, sur l'efficacité des services de police.

Il est donc absolument inadmissible que ce genre de problèmes soient pris en charge par des « milices privées », le risque de dérives pour l'avenir étant inéluctable. L'AEL annonce déjà que de semblables actions pourraient être lancées à Bruxelles, Charleroi, Liège, Gand... La Belgique ne peut accepter ce type de patrouilles privées. Nous disposons, je le répète, d'un système de police étatique, dont le contrôle doit être organisé par le Comité P.

Je souhaiterais, monsieur le ministre, que vous confirmiez la position du gouvernement en la matière. Quelles mesures avez-vous prises ? Des directives relatives au comportement à adopter par les policiers ont-elles déjà été transmises aux différents corps de police ?

M. Antoine Duquesne, ministre de l'Intérieur. - Comme je l'ai dit à plusieurs reprises ces derniers jours, l'organisation de patrouilles composées de citoyens, formées dans le but de remplacer les services de police ou d'effectuer certaines tâches de compétence policière, est interdite. Il s'agit, dans ce cas, de milices privées prohibées par la loi. Il appert des explications fournies par l'AEL dans les médias que cette organisation demandera à ses membres d'intervenir en vue de vérifier que les services de police agissent bien selon les termes de la loi.

Chaque citoyen peut, bien entendu, avoir son opinion sur la manière dont les services de police remplissent leur mission. Une sorte de contrôle démocratique permanent est d'ailleurs exercé par l'ensemble de la population. Si un citoyen constate ce qui lui apparaît être un dysfonctionnement, il peut - je serais tenté de dire « il doit » - le dénoncer auprès des instances de la police elle-même ou auprès des autorités judiciaires. Il existe par ailleurs nombre d'instances chargées de contrôler les interventions policières. À côté des autorités hiérarchiques, je citerai, comme vous, le Comité P et l'Inspection générale de la police fédérale et de la police locale.

À partir du moment où des personnes, vêtues de manière quasi identique, s'organisent pour procéder à des contrôles systématiques ou pour prendre des photos, sans égard au prescrit de la loi sur la protection de la vie privée, j'estime que l'on se situe au delà de l'acceptable et en marge de la légalité, et que le risque est grand de franchir le pas qui transforme ce genre d'initiative en la constitution d'une véritable milice.

En tout état de cause, de telles initiatives sont tout à fait malsaines et contestables. Elles constituent des actes de provocation et doivent être combattues avec la plus grande énergie, ne serait-ce que parce qu'elles font peser un doute injustifié sur le fonctionnement correct de notre État de droit en général et des services de police en particulier. Elles constituent une contestation de l'autorité de l'État et s'accompagnent d'une volonté de se substituer à lui. En outre, ces initiatives émanent d'un groupement minoritaire et radical qui, en donnant l'impression fausse que sa conviction est partagée par l'ensemble de la communauté qu'il entend représenter, porte préjudice à cette communauté, en raison des amalgames possibles, sans compter les risques de manipulation d'un certain nombre de jeunes parfaitement de bonne foi.

Pour l'heure, j'ai demandé au ministre de la Justice de faire usage de son droit d'injonction positive pour requérir du parquet d'Anvers qu'une information judiciaire soit diligentée à l'égard de ces patrouilles, non seulement au regard de la loi sur les milices privées, mais aussi compte tenu d'autres infractions qui pourraient être commises. Le ministre de la Justice a effectivement fait usage de son droit d'injonction positive et a adressé un courrier en ce sens au procureur général près la Cour d'appel d'Anvers. J'examine en outre avec le gouvernement quelles mesures pourraient être prises pour empêcher la répétition de telles initiatives à l'avenir.

Quant aux directives adressées au corps de police concerné, je puis vous dire que le chef de corps a simplement prescrit au personnel d'effectuer son travail sans tenir compte de la présence de telles patrouilles. Si les membres de ces patrouilles devaient commettre des infractions, les policiers présents informeront un officier qui rédigera procès-verbal sur-le-champ.

Quant aux accusations de racisme dont feraient l'objet les membres des services de police - formulation très générale -, je puis vous dire que pour l'année 2000, 25 plaintes ont été enregistrées par le Comité P pour des faits de racisme et xénophobie lors d'interventions de la police. Pour 2001, 52 plaintes ont été enregistrées. Pour l'année en cours, le nombre s'élève à 68 plaintes à ce jour. Il appert cependant que moins de 10% seulement des plaintes sont recevables, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'elles soient fondées. Pour cette année, sept plaintes doivent encore être examinées au fond. Si l'on met ce chiffre en relation avec les quelque 38.000 policiers que compte notre pays, force est de constater le caractère tout à fait marginal - et c'est heureux - de ce genre de plainte.

M. Jean-François Istasse (PS). - Je voudrais remercier le ministre de sa réponse et me réjouir de la position ferme adoptée par le gouvernement. Comme vous, monsieur le ministre, je trouve la situation inacceptable. La police d'Anvers ne peut admettre une immixtion dans son rôle en laissant s'exercer une surveillance systématique et organisée de ses services. On touche effectivement à l'État de droit et aux fondements mêmes de notre démocratie, car il est évident que le contrôle de l'autorité publique appartient bien évidemment à l'autorité publique elle-même.

Il faut rappeler que tout le monde doit respecter le droit et qu'il n'est pas question de jeter l'opprobre sur quelque communauté que ce soit et sûrement pas sur la communauté musulmane. Cependant, on atteint ici les limites du tolérable ; c'est pourquoi une réaction claire et démocratique s'impose absolument. Nous ne pourrons que soutenir le gouvernement dans sa volonté de faire respecter l'État de droit.

M. le président. - Votre question portait sur un problème de fond dans un État de droit. L'article 1er de la loi du 4 mai 1936 traite de l'immixtion dans l'action de la police. À mes yeux, ce genre d'activité viole la loi.

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AEL: Verhofstadt jeudi 21 novembre 2002

« Intolérable et inacceptable », tels sont les termes de Guy Verhofstadt pour dénoncer la milice privée mise en place par la Ligue Arabe Européenne. Depuis que l’AEL a décidé de créer à Anvers des « comités de protection de la jeunesse arabe », comité dont l’objectif est de surveiller la police anversoise, les réactions se multiplient. Hier, c’était au tour du gouvernement de prendre position et il a unanimement condamné l’initiative. Ainsi, à la demande du ministre de la justice, le parquet d’Anvers a ouvert une enquête à ce sujet. Le Soir souligne cependant que ni la Sûreté de l’Etat ni la police fédérale ne disposent de renseignements à l’encontre de la Ligue Arabe Européenne, ce qui n’empêche pas La Libre et La Dernière Heure de préciser que l’organisation n’est pas représentative de la communauté musulmane.

http://www.revuedepresse.be/recherche/detailS.asp?revpres_id=915

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AEL: Témoin direct d'une photo-mensonge raciste - Le photographe de Belga jeudi, 28 novembre 2002, 20h02


Borgerhout-Anvers: Témoin direct d'une photo-mensonge raciste

Après le meurtre raciste du jeune professeur Mohamed Achrak, je me rends à Anvers pour rencontrer ces jeunes qui sont la cible d’une campagne haineuse des médias et pour faire un reportage photos sur leur colère grandissante. Quelle n’est pas ma surprise - et ma colère - le matin du 28 novembre, lorsque je découvre une photo de moi en première page de La Dernière Heure, reprise ensuite dans Le Soir, l’Echo, De Morgen,... Une photo qui manipule honteusement les faits. Démonstration en images.

Salim Hellalet
28-11-2002



La photo-mensonge

- Moi, Salim Hellalet, photographe à la rédaction de www.solidaire.org. Belge d'origine immigrée. Durant 90% de mon temps, j'ai un appareil photo collé au visage. Là, le photographe de Belga a attendu pour pouvoir cliquer au «bon moment» et me prendre dans une situation qui l'arrange: forcer le déséquilibre entre jeunes d'origine immigrée et police. Je regarde en direction d'un flic (qu'on ne voit pas sur la photo) qui ne cesse de provoquer Ahmed Azzouz, responsable de l'AEL à Anvers, qui se trouve juste devant moi.
- Les rédactions des journaux ont choisi, parmi d’autres, de publier cette photo qui montre un flic (très) jeune, sympa et pas cagoulé (alors que tous les autres l’étaient).
- Commentaires de la photo: «émeutes», «violences», «vitres de magasins et voitures cassées...» Alors que la scène est celle d'un jeune mis en colère par un policier violent et provocateur.


Mes photos de la même scène

- Voici ce flic qui, comme le montre la partie visible de son visage, nargue Ahmed. Il porte un casque et une cagoule. Et quelques instants plus tôt, il frappait des jeunes aux jambes avec sa matraque, sous les yeux des photographes et caméramans présents.
- Le photographe de Belga, auteur de la photo qui sera diffusée en masse par les rédactions de la Dernière Heure, Le Soir, L’Echo, De Morgen, etc. Il a tourné deux ou trois fois autour de cette scène de cinq minutes et s’est arrêté précisément sur cet angle-là!
- Deux minutes seulement après la cérémonie funèbre à la mosquée, la police a envahi les lieux et bouclé les rues voisines.
- Les flics provoquent les habitant du quartier, jeunes ou vieux.
- Ils empêchent des gosses de 10-12 ans de rentrer chez eux. En l'occurrence, ce jeune habite juste là.
- Quant à Ahmed Azzouz, on a pu le voir plusieurs fois demander aux jeunes de ne pas répondre aux provocations policières.


Source: http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAABJ&obid=16844

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Belga: /7 sur 7 Un an de prison pour les dirigeants de la Ligue Arabe Européenne

Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné vendredi Dyab Abou Jahjah et Amhed Azzuz, de la Ligue arabe européenne (LAE/AEL), à un an de prison pour leur rôle dans les troubles qui avaient éclaté à Borgerhout après l'assassinat de Mohamed Achrak en 2002.

Le tribunal a estimé qu'il était prouvé que les deux hommes ont poussé les nombreux jeunes allochtones à commettre des actes de vandalisme. Youssef Rahimi a été acquitté, parce que rien ne montrait qu'il avait excité la foule.

Mohamed Achrak, 27 ans, avait été tué par balles le 26 novembre 2002 dans la Schapenstraat par son voisin, âgé de 66 ans et qui souffrait de graves problèmes psychiatriques. L'homme avait été immédiatement arrêté et avait ensuite été interné. Assez rapidement après les faits, un grand groupe d'alllochtones était descendu dans les rues, en se comportant de manière violente et provocatrice.

D'après les déclarations de plusieurs témoins, il semble, selon le tribunal, que la police avait encore le contrôle du groupe à ce moment-là. A l'arrivée de Dyab Abou Jahjah, la situation a cependant dégénéré. Sa présence a eu un effet excitant évident sur la foule. Un agent de police, qui comprenait l'arabe, a entendu Abou Jahjah crier: "Ne vous laissez pas faire par la police, un seul Dieu s'appelle Allah. Restez ensemble, ensemble nous sommes forts face à la police. Ils sont responsables de la mort de notre frère, combattez-les!"

Abou Jahjah a nié plus tard avoir tenu de tels propos provocateurs, mais le juge n'a vu aucune raison de douter des déclarations de l'agent de police. Ahmed Azzuz avait également eu un discours peu nuancé, ce qui a renforcé les jeunes dans leur opposition à la police. Il avait en effet affirmé que la police était au courant depuis longtemps du conflit entre l'auteur et sa victime et qu'elle n'avait pourtant rien fait.

A cause de ces propos subversifs, l'ambiance entre les allochtones et la police était devenue de plus en plus tendue. Les jeunes avaient canardé les agents avec des pierres, jeté des poubelles aux alentours, détruit des abribus et des véhicules, cassé des vitres et agressé des piétons. Les affrontements avaient duré jusqu'au soir suivant et avaient provoqué des remous dans une grande partie de la ville.

Le juge a estimé qu'Abou Jahjah et Ahmed Azzuz jouissaient d'une grande considération auprès des jeunes musulmans et bénéficiaient d'une grande autorité morale. "Ils avaient donc la possibilité d'apaiser les esprits, mais ils ne l'ont pas fait, au contraire même. Par leurs mots et leur comportement, ils ont encore plus incité la foule à user de violence et ils ont jeté de l'huile sur le feu dans une situation qui était déjà très inflammable", affirme le jugement.

Le tribunal a tenu compte du délai assez long entre les faits et le traitement de l'affaire sur le fond et du fait que les pévenus n'avaient jamais été condamnés auparavant. Tous deux écopent donc d'un an de prison ferme, un an de moins que ce qu'avait requis le ministère public.
Abou Jahjah et Ahmed Azzuz doivent également payer à l'assureur Ethias, qui s'était constitué partie civile, 5.109,78 euros de dommages et intérêts. On ignore pour l'heure si les deux hommes feront appel. (belga/7sur7)

21/12/07 19h03
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Abou Jahjah interjette appel
Dyab Abou Jahjah, le leader de la Ligue arabe européenne (LAE/AEL), a interjeté appel de sa condamnation à un an de prison pour incitation au vandalisme lors de troubles à Borgerhout, après l'assassinat de Mohamed Achrak en 2002. Il estime n'avoir rien fait de mal, a-t-il indiqué vendredi.

Il y a de fortes chances qu'Ahmed Azzuz, condamné en même temps qu'Abou Jahjah, fasse appel aussi, mais il ne se décidera que plus tard. Il dispose d'un délai de quinze jours. Il a aussi écopé d'un an de prison ferme pour son rôle dans les troubles. (belga/7sur7)

21/12/07 18h48

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Belga: Altermedia 19.10.07 T.C. Anvers: Début du procès de membres de la Ligue arabe européenne

Classé en: Criminalité, Défense et Police, Justice


ANVERS 19/10 (BELGA) = Le procès de trois dirigeants de la Ligue arabe européenne a débuté vendredi devant le tribunal correctionnel d’Anvers.

Dyab Abou Jahjah, Ahmed Azzuz et Youssef Rahimi doivent répondre de leur rôle dans les échauffourées qui ont suivi l’assassinat d’un jeune professeur marocain, Mohamed Achrak, en 2002 à Borgerhout. L’affaire sera jugée sur le fond le 30 novembre prochain.

Les prévenus n’avaient pas fait le déplacement et étaient représentés par leurs avocats.

Le 26 novembre 2002, Mohammed Achrak, un professeur de religion islamique âgé de 27 ans, était tué par son voisin de 66 ans connu pour ses antécédents psychiatriques.


Les faits se sont déroulés dans la Schapenstraat à Borgerhout. Le soir même, plusieurs centaines de jeunes sont descendus dans la rue, s’en prenant aux voitures, aux magasins et à la police. Plus d’une centaine d’émeutiers avaient été interpellés.

Pour le ministère public, Abou Jahjah, Ahmed Azzuz et Youssef Rahimi sont à l’origine de l’émeute. Ils sont poursuivis pour une série de délits et d’infractions commis durant ces événements: entrave à la circulation, rébellion, destruction de véhicules et d’étalages, coups et blessures à la police et à des tiers, menaces et diffamation.

Le parquet entendait aussi les poursuivre pour constitution de milice privée.

A la suite de ces événements, la Ligue arabe européenne avait en effet organisé, en novembre 2002, des patrouilles dans les rues d’Anvers.

La chambre du conseil a cependant estimé que les conditions requises pour une telle inculpation n’étaient pas rencontrées.

http://be.altermedia.info/lobbies/tc-anvers-debut-du-proces-de-membres-de-la-ligue-arabe-europeenne_7112.html

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Belga: Le Soir 21.12.07 Des condamnations à la Ligue arabe européenne
Le Soir, Rédaction en ligne
vendredi 21 décembre 2007, 11:09

Le tribunal correctionnel d’Anvers a condamné vendredi Dyab Abou Jahjah et Ahmed Azzuz de la Ligue arabe européenne (LAE/AEL) à un an de prison. Il dénonce leur influence morale dans les émeutes survenues à Borgerhout en 2002.


Photo Belga

Après l’assassinat de Mohamed Achrak en novembre 2002, la commune de Borgerhout avait été le théâtre d’émeutes. Des jeunes y avaient détruit des voitures et magasins, avaient frappé des policiers et citoyens, etc.

Le tribunal a estimé qu’Abouh Jahjah et Azzuz avaient une importante influence morale sur ces jeunes. Ils auraient donc pu tenter de calmer les esprits, ce qu’ils n’ont pas fait. Ils ont même, selon le tribunal, pousser la foule à se rebeller.

Youssef Rahimi a été acquitté. Le ministère public avait requis deux ans de prison à l’encontre des trois hommes. Abou Jahjah et Azzuz devront payer à l’assureur Ethias, qui s’est constitué partie civile dans cette affaire, 5.109,78 euros de dédommagements.

(d’après Belga)

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/des-condamnations-a-la-ligue-2007-12-21-567837.shtml

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Oumma com 27.11.2002 Lâche assassinat d’un professeur de religion islamique à Anvers (Belgique)

Ce soir (mardi 26 novembre), aux environs de 17h, Mohamed Achrak, 27 ans, a été abattu d’une balle dans la nuque. Cela s’est passé chez lui, dans la Schapenstraat, un bloc d’habitations de Borgerhout. Mohamed était professeur de religion islamique dans l’enseignement officiel.

Il est rentré chez lui vers 16h30 pour manger avec ses parents (Ramadan Iftar). Le voisin, âgé de soixante ans, se tenait prêt, dans le bloc, un pistolet à la main pour tirer sur le père d’Achrak. Le père se baisse et le tir manque sa cible. Le tireur appuie une nouvelle fois sur la détente et atteint Mohamed à la poitrine.

L’avocate Zohra Othman rendait ce soir visite à la famille et aux voisins du bloc d’appartements. Elle a témoigné que Mohamed, blessé, s’est enfui mais le voisin a couru derrière lui et lui a tiré une balle mortelle dans la nuque. Le tireur avait déjà fait savoir auparavant qu’il haïssait le père de Mohamed.

Après les faits, cent cinquante jeunes sont descendus dans la rue. Sur la Turnhoutsebaan à Borgerhout, ils ont été encerclés par un cordon de police. Dyab Abu Jahjah et Ahmed Azzuz de l’AEL (Ligue Arabe Européenne) étaient sur place pour calmer les jeunes. Les membres de la brigade Che Leila de Borgerhout ont aussi discuté avec les jeunes.

La police a utilisé du pepperspray (sorte de gaz lacrymogènes) dans de grands vaporisateurs pour séparer les jeunes et a ainsi échauffé les esprits. Une dizaine de jeunes ont été emmenés par la police à la maison communale de Borgerhout, sous les rires des fascistes du Vlaams Blok, qui étaient présents, sous la direction du conseiller communal Rob Verreycken. Les membres des Legal Teams se trouvaient sur place et ont rassemblé toutes les informations qu’ils pouvaient.

L’AEL n’a pas voulu entrer dans le jeu de la provocation de la police et a appelé les jeunes à se rendre à la mosquée de la Monttfortstraat à Borgerhout. A la mosquée, un appel a été fait pour une commémoration/hommage.

Elle aura lieu le mercredi 27 novembre à 14h30 au Rivierenhof à Deurne.

Mohamed, un jeune très populaire dans son quartier, a été achevé d’une balle dans la nuque. Sans raison. Il laisse sept frères et soeurs. C’est le résultat de deux mois de chasse aux sorcières politique menée contre la communauté arabe et la Ligue Arabe Européenne en particulier.

Tant le PS, SP.A, Ecolo, Agalev que le CD&V, CDH, VLD, MR et le Vlaams Blok ont déclaré d’une seule voix la guerre à la Ligue Arabe Européenne et à son initiative de défense. D’un côté, ils ont créé un climat raciste qui mène au meurtre. D’un autre côté, ils jettent le discrédit sur l’organisation spontanée de la population contre cette escalade raciste.


Une commémoration est prévue ce mercredi à 14h dans la mosquée de Borgehout à Anvers, Van Monttfortstraat à Borgehout


(Source)

Depuis Borgerhout,

Peter Mertens,
Secrétaire politique PTB Anvers
mercredi 27 novembre 2002

http://www.oumma.org/Lache-assassinat-d-un-professeur

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RTBF 20 11 2002 Information judiciaire ouverte contre l’AEL

20 11 2002 - 11:35:01

La surveillance de la police anversoise par des membres de la Ligue arabe européenne fait des vagues. La bourgmestre de la ville est intervenue auprès du parquet et une information judiciaire est désormais ouverte.

Le conseil communal d’Anvers a demandé lundi soir à la bourgmestre Léona Detiège de réagir à la mise en place par la Ligue arabe européenne (AEL) de patrouilles chargées de surveiller la police au cours de ses interventions. Et le journal «Le Soir» annonce dans son édition de ce 20 novembre qu’une information judiciaire a bien été ouverte suite à l’initiative décriée de l’AEL.

Le ministre de l'Intérieur a pour sa part déploré la constitution de ces «comités de protection de la jeunesse arabe» qui, selon lui, tendent à organiser la méfiance à l'égard des services de police. Antoine Duquesne constate également que ces patrouilles sont organisées par des groupes minoritaires mais dont on connaît le discours extrémiste. Le ministre en appelle donc à la plus grande des vigilances vis-à-vis de personnes qui se situent à l'extrême limite, à la marge de ce qui est permis et toléré dans le cadre de notre droit.

Autres réactions

L’organisation dirigée par Dyab Abou Jahjah a lancé ses patrouilles car elle craint que les jeunes Arabes anversois soient victimes d'actes racistes perpétrés par la police. L’AEL envisage d’ailleurs de mettre sur pied des groupes de ce type à Gand, Bruxelles, Charleroi et Liège.

Cette perspective a fait réagir le cdH qui parle de dérive inquiétante dans un Etat de droit et précise qu’il peut difficilement accepter un tel comportement «communautariste» voire «raciste» de la part d'un groupuscule non représentatif de la communauté musulmane qui vise à dénoncer un autre comportement «raciste» de la part des forces de l'ordre. Le cdH estime par ailleurs qu'il conviendrait de permettre aux communautés étrangères de pouvoir être intégrées de manière plus massive dans la police.

De son côté, Ecolo en appelle à une double vigilance démocratique, dénonçant tant l'initiative de la Ligue arabe européenne, qualifiée d’ «association groupusculaire», que le racisme de certains policiers. Les Verts craignent des dérives, parlent d’ instrumentalisation des frustrations des jeunes citoyens et soulignent que dans un Etat démocratique, il revient aux pouvoirs publics d'assurer la sécurité de tous les citoyens. Pour Ecolo, ne pas réagir à ces atteintes à l’Etat de droit serait faire le lit des extrémismes de tout bord.

Enfin, au PS, on rappelle que la sécurité dans les rues est une compétence exclusive de l’autorité publique et que de tels comités de défense ne sont pas acceptables. Les socialistes rappellent l’existence du Comité P, chargé du contrôle des services de police, et soulignent qu’une loi sera prochainement votée au Sénat pour donner davantage de compétences au Centre pour l’égalité des chances.

La vice-Première ministre Laurette Onkelinx devait mettre la question des patrouilles privées de l’AEL sur la table du gouvernement ce mercredi.

Accès au site de l’ AEL
Rudy Hermans - RTBF enLigne

http://old.rtbf.be/rtbf_2000///bin/view_something.cgi?type=article&id=0104068_article&menu=0054353_menulist&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.HOME

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Solidaire 22.11.2002 - Pourquoi cette unanimité politique contre la Ligue arabe européenne? vendredi, 22 novembre 2002, 0h00

«Inacceptable! Choquant! Inquiétant!», bêle comme un mouton toute la classe politique belge - du Vlaams Blok à Ecolo en passant par le CD&V/CDH. En cause: les patrouilles d'observation mises sur pied par la Ligue arabe européenne (AEL) dans les quartiers populaires d'Anvers pour contrôler d'éventuels agissements racistes de la police. Le conseil des ministres s'est penché sur l'affaire pour conclure qu'il s'agissait d'une activité inacceptable à laquelle il convient de mettre le holà. On a mis un juge d'instruction sur l'affaire. Commentaire.


Luc Vervaet
27-11-2002

- Ce que vise l'AEL avec ses patrouilles d'observation
- Prélude à une attaque contre le mouvement pacifiste radical
- Patrouilles citoyennes: la population peut-elle contrôler la police?
- Les liens entre le PTB et l'AEL

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Ce que vise l'AEL avec ses patrouilles d'observation

Ce que veut l'AEL, c'est que pas plus les immigrés que les autres ne soient encore les cibles de prédilection des opérations policières. Et que, lors des contrôles policiers, on traite ces immigrés comme tout un chacun.

L'AEL désire que la police respecte la loi et se comporte avec correction. Elle entend faire connaître leurs droits légaux aux immigrés des quartiers et leur donner la possibilité de dénoncer les abus. L'AEL fait savoir clairement qu'elle "n'a nullement l'ambition de se substituer à la police ni d'empêcher la police de faire son travail correctement". Elle estime donc qu'il n'est que normal qu'un "Marocain qui enfreint la loi soit puni au même titre qu'un autre citoyen".1

Il y a dix ou quinze ans, une telle initiative antiraciste n'aurait absolument pas déclenché l'onde de choc à laquelle nous assistons aujourd'hui. Les images télévisées qui ont largement fait état de l'initiative ne nous montrent pas une milice armée ni une bande de skinheads en veste kaki, comme cela était le cas pour le Vlaams Blok, mais bien des jeunes qui distribuent poliment un papier sur lequel on peut lire "Bad Cops: AEL is watching you" (Mauvais policiers: l'AEL vous tient à l'oeil). Et ces personnes, de toutes origines, font état de leurs droits en cas d'abus policier.

Une unanimité honteuse et suspecte

On ne le sait que trop: le Vlaams Blok écorcherait volontiers vifs l'AEL et ses responsables. Or ici, il n'est plus du tout question du fameux "cordon sanitaire des partis démocratiques contre les fascistes du Blok". Ni de contradictions Flamands-Wallons. La campagne diffamatoire contre l'AEL sévissant au nord du pays s'est étendue au sud.

On reproche souvent aux communistes d'être partisans d'un Etat à parti unique, alors qu'ici, au moins, nous vivons dans un Etat appliquant le pluripartisme. Mais quand la discussion porte sur l'essence du système (le contrôle de la police par la population, la propriété privée des moyens de production, l'économie de marché...), on constate que les différents "partis démocratiques" appartiennent tous au même parti unique, qui parle d'une seule et même voix.

Le parti unique et la négation de la démocratie

Certains sont contre l'initiative de l'AEL parce qu'elle apporterait des voix au Vlaams Blok. Mais tous les partis ont les mêmes fondements et défendent la même ligne. S'inquiéter des voix des "partis démocratiques" n'est donc pas une alternative. Il y a une seule question légitime: comment protéger les droits du peuple, les droits de tous les courants d'opinion et des forces d'opposition, qui vont à l'encontre du parti unique et que l'on veut faire taire? Le nationalisme arabe, la fierté arabe, que propage l'AEL dérange certains. Mais que dire de l'idéologie "notre peuple d'abord" défendue par tous les partis flamands et wallons, toujours prompts à se lancer des divisions communautaires. Pourquoi nier la différence entre le nationalisme anti-impérialiste que les populations arabes défendent et le nationalisme impérialiste qui oppose et divise les peuples, comme c'est le cas dans nos pays et dans ceux de l'ancien bloc de l'Est? Le PTB défend la plus grande unité possible contre le grand capital et l'impérialisme. Et, précisément pour cette raison, il exige les mêmes droits démocratiques pour tous.

Les patrouilles citoyennes du PTB

Contrôler la police, c'est ce que prônait déjà le PTB au début des années 90, avec la Ligne d'alarme contre le racisme. Ce point de contact pour "les victimes ou les témoins d'agressions racistes et fascistes et d'abus policiers" a fonctionné avec succès à Anvers et à Bruxelles. Les journalistes et collaborateurs de Solidaire ont formé une "patrouille citoyenne" face à l'ancien commissaire de police schaerbeekois Johan Demol, qui lançait des "interventions musclées" contre la communauté immigrée de cette commune. Ils ont pu le démasquer comme membre du Front de la jeunesse, organisation fasciste, et l'ont contraint à démissionner. De la même manière, le PTB a organisé des commissions d'enquête à propos, par exemple, de la pollution au plomb à Hoboken. Bien sûr, toutes ces initiatives ont été considérées avec une extrême méfiance.

Mais le glissement à droite aveugle des partis politiques était encore loin, à l'époque, d'avoir atteint ses dimensions actuelles. Mais, avant toute chose, il n'y avait pas, à l'époque, cette menace latente de guerre que nous vivons depuis les guerres contre l'Irak, la Yougoslavie et l'Afghanistan. Depuis les déclarations fascistes de Bush, au début de cette année, sur la "guerre totale". Depuis l'annonce d'une guerre mondiale contre "le terrorisme".

1 Interview d'Ahmed Azzuz à Solidaire, 6/11/02.

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Prélude à une attaque contre le mouvement pacifiste radical

Le lien entre la campagne de haine contre l'AEL et la psychose de guerre est manifeste.

Dès le début, la presse a fait état de patrouilles "islamistes" ou "musulmanes", bien que, lors de la création des patrouilles citoyennes par l'AEL, il n'a pas été une seule fois question d'islam ou de musulmans. Assez remarquable, aussi, le fait qu'à l'issue du conseil des ministres, le Premier Verhofstadt ait annoncé non seulement qu'il allait désigner un juge pour instruire l'accusation de constitution de milice privée, mais qu'il allait "radiographier de fond en comble l'ensemble des activités ainsi que toute l'organisation, y compris l'homme qui se trouve à sa tête".

En d'autres termes, une enquête sur la possibilité d'ôter sa nationalité belge au président de l'AEL. Mais encore, et surtout, une enquête sur les activités premières de l'AEL: l'organisation du mouvement de solidarité avec les peuples palestinien et irakien, y compris les manifestations que l'AEL organise elle-même ou dans le cadre du front Stop USA contre la guerre. Ici, le bilan des deux manifestations des 10 et 17 novembre est sans aucun doute revenu sur le tapis. A l'occasion de ces manifs, le ministre Duquesne a estimé qu'on avait atteint les "limites de la liberté d'expression" et qu'il fallait de nouvelles lois pour combattre les "organisations subversives".

La classe politique belge a compris qu'il fallait s'attendre dans nos métropoles à des réactions explosives de la population d'origine immigrée en cas de guerre contre l'Irak. Dans notre pays, membre de l'Otan, elle a plutôt l'intention, et même l'obligation, d'intervenir de façon préventive. On dirait vraiment qu'outre le fait d'avoir été invitée à fournir des troupes en Afghanistan, la Belgique a été également sommée d'y aller d'urgence de sa contribution dans la lutte contre le terrorisme.

L'accusation de milice privée pesant sur l'AEL peut parfaitement s'appliquer aux Legal Teams, ces jeunes avocats qui veillent sur les droits des manifestants et tiennent à l'il le comportement de la police durant les manifs contre la mondialisation et la guerre. Depuis celle contre le sommet européen de Laeken (décembre 2001), un dossier est d'ailleurs en cours contre ces Legal Teams.


Egalement dans le collimateur: des radios libres comme Al Manar, qui lancent des appels pour les manifestations co-organisées par la "milice privée de l'AEL". Ou les composantes syndicales du front antiguerre telles Roberto D'Orazio, qui, avec les 12 autres accusés de Clabecq, a mené une bataille juridique de cinq ans contre des accusations évoquant fortement, elles aussi, la "constitution d'une milice privée".

Visés sans nul doute, les communistes du PTB, l'organisation révolutionnaire la plus solidement charpentée de Belgique, qui appuie la défense des organisations révolutionnaires figurant sur la fameuse liste des terroristes, comme le Parti communiste philippin, entre autres. Le fait que Het Nieuwsblad1 qualifie cyniquement l'AEL de "sentier dangereusement lumineux" (allusion aux maoïstes péruviens), est suffisamment éloquent. Et La Nouvelle Gazette2 ajoute: "Dans les milieux policiers aussi, on se pose pas mal de questions: on constate une montée en puissance assez forte de cette Ligue arabe européenne qui entretient des contacts avec l'extrême gauche, le PTB en particulier. Cette collusion avec ces pros de la subversion explique en partie l'activité intense qu'elle déploie pour l'instant."

Il est de la plus haute importance que, sur ce plan, tous les militants radicaux pour la paix passent par-dessus les couleurs politiques et les barrières linguistiques pour faire entendre leurs protestations contre la criminalisation de l'AEL.

1 21/11/02. 2 20/11/02. .

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Patrouilles citoyennes: la population peut-elle contrôler la police?

Quand il s'agit de contrôler la police, les socialistes agitent la loi sur les milices privées. D'après le PS, les patrouilles de surveillance de l'AEL se substituent aux autorités. "Elles s'érigent en pouvoir parallèle. Accepter cela peut conduire à une escalade", a déclaré Onkelinx à l'issue du conseil des ministres. Dans leur déclaration du 19 novembre, les intellos d'Ecolo ont sorti leurs beaux stylos pour écrire que l'initiative de l'AEL constitue "un affaiblissement de l'Etat de droit et une érosion du contrat social par lequel les citoyens confèrent à l'Etat l'autorité requise pour "garantir leur vie en société"."

L'Etat de droit prôné par Ecolo est en réalité un Etat de classe qui impose la toute-puissance des riches aux travailleurs et aux opprimés. Et qui veut priver ceux-ci de tous leurs droits. Quelques exemples.

Il suffit de demander à ceux qui ont participé aux grèves de la Sabena ou des Forges de Clabecq de quel côté se trouvaient l'Etat de droit et la police. C'est cet Etat de droit prôné par Ecolo qui a permis que le Vlaams Blok, via des campagnes racistes et ses tristement célèbres équipes de choc et milices du VMO et de Were Di, devienne le plus grand parti anversois. Lors de chaque élection, le Blok se vante de disposer de très nombreux partisans dans le corps de police, tant parmi les gradés que dans les rangs (jusqu'à 30% des effectifs!). Et cette police de l'Etat de droit fait montre de comportements racistes lorsqu'elle contrôle la population immigrée.

Cet Etat de droit soumet sa population à un contrôle des plus rigoureux alors qu'elle n'a elle ni droit de regard, ni voix au chapitre. Dans les entreprises, les travailleurs sont contrôlés au moyen de badges et de caméras dès l'instant où ils ont franchi l'entrée et jusqu'au moment où ils rentrent chez eux, pauses pipi y compris. Votre compte en banque est contrôlé et connu jusqu'au dernier cent. Mais malheur à vous si, au nom de l'égalité des citoyens garantie par la constitution, vous osez demander la même chose à propos du comportement, des magouilles, des nominations et des revenus de la classe possédante!



Vigile privé gardant "l'impasse des riches" près du Bois de la Cambre, à Bruxelles, où de Donnéa, ministre-président de la région de Bruxelles-Capitale, habite. Pourquoi la population des quartiers populaires n'aurait-elle pas aussi le droit de s'organiser pour sa propre sécurité? (Photo Solidaire, Salim Hellalet)

La population belge n'a droit à aucune information en ce qui concerne la présence d'armes nucléaires sur son territoire. Même les riverains directs de la base militaire de Kleine Brogel n'en savent rien. Le mois dernier, un millier de militants pacifistes ont été bouclés sans pardon quand ils ont voulu vérifier s'il y avait des armes nucléaires dans la base.

A propos de la présence d'équipements militaires et de soldats américains au port d'Anvers, on ne peut rien savoir, rien ne doit filtrer. Par contre, en Irak, on peut sans limite se livrer à des inspections et contrôles, jusque dans la chambre à coucher de Saddam Hussein!

Cet Etat de droit prôné par Ecolo perfectionne et développe de plus en plus l'appareil policier. Alors que les citoyens ordinaires des quartiers populaires continuent à vivre sans protection tout en étant censés ne pas poser de questions. On ne compte plus le nombre de services de police, de firmes de gardiennage privées, de caméras et d'engins flashants en tout genre. Mais qui contrôle encore qui? Dans le temps, la police contrôlait encore - dans une certaine mesure - le comportement de la gendarmerie. Mais ça aussi, c'est de l'histoire ancienne. Qui a révélé au grand jour l'affaire des enfants disparus et assassinés? La population même. Car la gendarmerie a laissé mourir les enfants et, à ce jour, les réseaux de pédophiles et de trafic d'enfants jouissent toujours de protections.

Seule issue: l'auto-organisation de la population

Y a-t-il du racisme dans la façon de traiter les immigrés des quartiers populaires? C'est indiscutable. Un petit exemple parmi tant d'autres. Il y a quatre ans, et sans raison, la police de Hasselt truffait de balles une voiture occupée par de jeunes immigrés. Morad, 15 ans, est resté paralysé. Durant quatre longues années, la famille et les amis de Morad ont lutté jusqu'à ce que, le mois dernier, un tribunal leur donne enfin raison.

Le peuple est-il efficacement protégé, tant contre la grande criminalité que contre l'insécurité dans les quartiers populaires (où n'habite aucun de ces beaux ténors verts de la politique)? En aucune façon. Ainsi, la police bruxelloise s'avère incapable de mettre hors d'état de nuire ceux qu'elle-même appelle les "tout au plus 200 jeunes délinquants bruxellois" qui empoisonnent la vie dans les quartiers populaires.

Il n'y a pas si longtemps, des mères marocaines de Schaerbeek ont remis des caméras et du matériel vidéo à des militants du PTB. Pour qu'ils fassent des photos et des reportages afin de protéger leurs enfants. Pour qu'ils filment aussi bien la violence policière raciste contre leurs gosses que les numéros de plaques des grands dealers qui traficotent impunément dans les quartiers. L'auto-organisation de la population, voilà bien la seule issue.

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Les liens entre le PTB et l'AEL

La campagne calomnieuse du gouvernement contre l'AEL déborde largement la question des patrouilles citoyennes. Extrait d'un communiqué du PTB.

Du Vlaams Blok aux partis Verts, le monde politique en place a traité la Ligue arabe européenne (AEL) de «milice privée», d'organisation «fondamentaliste», voire «raciste» et «terroriste». Le gouvernement a déclenché une campagne calomnieuse sans précédent contre l'AEL débordant largement la question des patrouilles citoyennes mises sur pied à Anvers pour surveiller les activités de la police. ()

Les patrouilles de l'AEL ne sont ni illégales, ni inconstitutionnelles. Le Soir du 21 novembre rapporte que ni la police fédérale, ni la Sûreté de l'Etat ne peuvent fournir des éléments juridiques permettant de qualifier ces patrouilles d'illégales ou de milices privées. En même temps, la Sûreté affirme ne posséder aucun élément permettant d'établir un lien quelconque entre la Ligue arabe européenne et un mouvement extrémiste. ()

Quels sont les liens entre le Parti du Travail de Belgique et la Ligue Arabe Européenne? Le Parti du Travail de Belgique est aux côtés de l'AEL dans son opposition à la guerre en Irak, à l'impérialisme américain et dans son soutien à la résistance des peuples irakien et palestinien. Comme l'AEL, le PTB se bat contre toute forme de discrimination raciste, pour l'égalité des droits politiques et sociaux pour tous, Belges et non-Belges.

Dans le cadre de la lutte contre les menaces de guerre, le PTB combat toute atteinte aux droits démocratiques, tels que le droit de s'organiser, d'informer et de s'exprimer. Dans ce sens, il n'accepte pas les menaces d'interdiction de l'AEL ou de retrait de la nationalité belge à l'encontre de Dyab Abou Jahjah.

Pour le reste, le Parti du Travail de Belgique a sa plate-forme, son cahier de revendications et son analyse de la guerre contre l'Irak et de la situation politique, établis dans une déclaration de son Bureau Politique de fin septembre 2002. ()


Photo:
Dyab Abou Jahjah, président de l'AEL, aux côtés du syndicaliste Roberto D'Orazio et de Zohra Othman (PTB) à la manif contre la guerre en Irak, le 10 novembre à Bruxelles. (Photo Solidaire, Salim Hellalet)


http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?section=A1AAAABJ&obid=16689

Gepost door: Claude | 23-12-07

Ecole Sans Racisme 26.11.2002 Crime raciste à Borgerhout


Borgerhout, 26 novembre 2002, 17 heures, Mohamed Achrak, est assassiné..

Mohamed était professeur de religion islamique dans l’enseignement de la Communauté à Anvers. Vers 16h30, il rentrait à la maison pour rompre, avec ses parents, le jeûne de Ramadan. Le voisin, un sexagénaire, était prêt pour tirer sur le père Achrak. Le père se penche et esquive le coup. Le tueur tire une nouvelle fois et atteint Mohamed à la poitrine. Mohamed, blessé, prend la fuite poursuivi par son voisin qui lui assène un tir mortel dans la nuque. Satif, le frère de la victime, affirmait mercredi que ce meurtre est un acte raciste : « Il est clair que cet homme ne voulait pas de nous. Avec nos autres voisins, nous entretenions de nombreux contacts. Lui, nous lui apportions régulièrement des plats marocains. »

Le racisme mène au meurtre.

Ce crime raciste n’est pas le premier de cette année. Le 7 mai, un homme de 79 ans, sympathisant de l’ex - commissaire schaerbeekois Demol, membre du Vlaams Blok, assassinait Habiba El Hajji et Ahmed Isnani en présence de leurs cinq enfants. Il tirait aussi sur les deux plus jeunes enfants qui durent être hospitalisés. La police était présente mais n’intervint pas. C’est un voisin qui, bravant les dissuasions de la police, avait dû entrer par la fenêtre pour sauver les enfants.

A Charleroi aussi, un jeune migrant fut abattu parce qu’il était allé récupérer son ballon de foot sur un terrain vague.

L’antiracisme de notre gouvernement

A 23h30, au journal de la VRT, le présentateur interrogeait la bourgmestre d’Anvers: « Ne peut-on ici parler d’un meurtre raciste ? » . Leona Detiege répondit laconiquement: « Nous ne connaissons pas le mobile mais ce n’est pas un crime raciste ». Elle voulait insinuer que ce meurtre était le fait d’un malade mental. Problème personnel donc d’un homme qui se met à disjoncter et non phénomène de société qui se manifeste dans un climat bien particulier.

Dans quel climat social baignons-nous ? Il y a un mois, notre ministre de l’Intérieur renvoyait seule, vers le Congo, Tabita, une petite fille congolaise de 5 ans, alors que sa mère se trouvait au Canada. Quelques semaines plus tard, une mineure d’âge Bonita Uwera est expulsée vers Kigali mais ensuite ramenée car la procédure de sa demande d’asile était encore en cours.

A la même période, Nele Dezillie, professeur en classe d’accueil pour primo - arrivants, prend contact avec nous. La police fait pression sur elle : on la contraint à aller chercher en classe une demandeuse d’asile mineure. Cette enfant doit être expulsée.

Sur ces entrefaites, une information filtre que la police a mis sur pied un ‘Plan intégré Marocains’. Au lieu de protéger les personnes contre les attaques racistes, la police élabore donc un plan qui stigmatise la communauté allochtone.

La ‘Federatie van Marokaanse Verenigingen’ et la ‘Platform Allochtone Jeugdwerkingen’ écrivent, dans un communiqué de presse, que le meurtre est le résultat de « la manipulation de l’opinion publique contre les migrants qui fait des ravages dans notre ville depuis des années. »

Depuis le 11 septembre, les images télévisées, les journaux et les déclarations politiques poussent la population à voir, en chaque musulman, jeune ou plus âgé, un ennemi potentiel. Il existe un réel amalgame entre les mots musulman, intégriste et fondamentaliste. Les musulmans de Belgique sont continuellement relégués au second plan et forcés de se justifier pour tout et pour rien.

Patrick De Wael, ministre - président de la Région Flamande, disait, la semaine précédente : « Des maisons de jeunes qui, dans leur travail au jour le jour, affichent une image contraire à notre démocratie libérale ne peuvent plus être subsidiées par les pouvoirs publics. Dans certaines maisons de jeunes fréquentées par les migrants, … des prescriptions religieuses telles que l’interdiction de l’alcool sont appliquées de manière rigoureuse. »

D’autre part, la liste des discriminations et humiliations quotidiennes des jeunes d’origine étrangère s’allonge de jour en jour. La semaine dernière, le ‘Territorial Pact van het Brussels Hoofdstedelijk Gewest’ rendait public que le taux de discrimination sur le marché de l’emploi était de 34% pour les garçons d’origine marocaine, de 20% pour les filles

Pourquoi ces jeunes se sont-ils révoltés à Borgerhout ?

Après les faits, cent cinquante jeunes descendirent dans la rue. A la chaussée de Turnhout, à Borgerhout, ils furent encerclés par un cordon de policiers qui n’hésita pas à faire usage de gaz lacrymogène et de spray au poivre. (Pour rappel, aux Etats-Unis, ces gaz ont déjà coûté la vie à des dizaines de personnes). La révolte éclata.

Comment se fait-il que ces jeunes manifestent dans les rues de manière violente ?

Parce qu’un meurtre raciste a été commis? Parce que la police d’Anvers concocte un plan raciste qui vise spécifiquement les Marocains? Parce que les jeunes d’origine étrangère sont victimes de discriminations? Ou peut-être parce que le revenu moyen à Borgerhout représente environ la moitié de celui du reste d’Anvers ? Ou parce que, dans notre pays, un croyant musulman est de plus en plus systématiquement assimilé à un fondamentaliste?

Mais non ! La révolte des migrants est la faute d’un homme qui, avec sa Ligue Arabe Européenne, monte la tête aux jeunes immigrés : Dyab Abou Jahjah.

D’un coup de balai, on fait disparaître toutes les humiliations, les discriminations et un meurtre raciste. Et nos politiques réussissent ainsi, une fois de plus, à criminaliser les membres de la communauté musulmane. La bourgmestre Detiege nie totalement que ce crime est raciste mais fait dresser, sur-le-champ, un procès verbal contre Abou Jahjah.

Le journaliste Jef Lambrechts, qui lui-même habite Borgerhout, déclarait jeudi dans ‘De Vrije Wereld’ que Abou Jahjah n’avait rien à voir là-dedans et qu’il avait plutôt appelé au calme. C’est aussi ce qu’il faisait le mardi lorsque, négociant avec la police, il reçut un jet de gaz lacrymogène en plein visage.

Le Commissaire Lamine déclara : « Abou Jahjah utilisait à la mosquée une langage de conciliation pour gagner les aînés. » Alors que, le mardi soir, Abou Jahjah était arrivé à Borgerhout deux heures après le début de la confrontation violente.

Dans une déclaration de solidarité, le poète Tom Lanoye fait observer: « N’est - il pas significatif que le meurtre de Borgerhout soit étouffé sous des déclarations d’‘agitation’ par l’AEL, bien que Abou Jahjah ait voulu intervenir entre les jeunes allochtones sous le choc et la police ? (voir aussi à ce sujet le Standaard 27/11)…Que manque-t-il à cet homme ? Il parle parfaitement le néerlandais et le français, il connaît la politique et l’histoire de la Belgique comme sa poche, se réclame de la démocratie et défend ses droits… Existe-t-il meilleur exemple d’intégration ? »

En période de préparatifs de guerre, il faut croire aux droits démocratiques

Abou Jahjah est un nationaliste libanais qui a lutté contre l’occupation du Liban Sud par Israël. Ici aussi, il s’est engagé dans le mouvement de solidarité avec les peuples palestinien et irakien. Les USA projettent une attaque de l’Irak au début de l’an prochain. Des dizaines de milliers d’Irakiens y perdront la vie. Cela provoquera une onde de choc dans le monde arabe et dans la communauté arabe, ainsi qu’en Europe de l’Est. En liquidant l’AEL, le gouvernement veut d’avance décapiter cette contestation.

La Belgique suit en cela l’exemple des Etats-Unis. Après le 11 septembre, les droits humains de la communauté arabe y sont devenus lettre morte. Plus de 1200 citoyens d’origine arabe furent emprisonnés durant plus de 6 mois. Sans aucune forme de procès, ils furent placés dans un isolement total. Le film sur le 11 septembre présente de manière poignante l’histoire véridique d’une famille musulmane poursuivie parce que le fils a disparu depuis le 11 septembre. Son corps fut retrouvé sous les décombres des tours: il avait participé aux actions de sauvetage.

Amitié et égalité

Les événements de la semaine écoulée nous renforcent dans notre détermination à réagir contre les préjugés et les discriminations. Nous voulons appeler les jeunes et les enseignants à faire de leur école une Ecole Sans Racisme. ESR propose des ensembles de formations et d’animations pour aider profs et élèves.

Nous pouvons ainsi donner l’occasion, à des jeunes de toutes origines, d’apprendre à travailler et à vivre ensemble dans un climat d’amitié et d’égalité à l’école et plus tard dans la société.
Nous pourrons ainsi empêcher qu’un homme se fasse ‘flinguer’ par son voisin.

Nous pourrons éviter que des jeunes grandissent dans une ambiance de discrimination et de racisme. Et nous pourrons aussi construire une société dans laquelle chacun jouit des mêmes droits et de chances égales.

Si vous voulez envoyer des vœux d’amitié et d’égalité et soutenir notre organisation, vous pouvez commander à notre secrétariat un set de 5 cartes postales pour 4 euros.

http://www.ecolesansracisme.be/actualite/crimeraciste.htm

Gepost door: Claude | 23-12-07

Arab Civil-rights campaigners Arab Civil-Rights campaigners go on trial in Belgium

Belgium’s ‘Arab Malcolm X’ on trial

By Sukant Chandan

The deaths of two youths in a Paris suburb this week whose vehicle collided with that of a police vehicle sparked riots that once again demonstrate the volatility of the relationship between youth of immigrant communities and the authorities in Europe. These young people are resentful against society against which they have a sense of injustice which leaves them marginalised and in poverty.

Belgium, which hosts the capital of the European Union, is no exception. What Belgium lacks in size, it seems to make up for in its hatred for immigrant communities. Like many young working class Muslims across the West, Belgian Muslims, many of whom are of Moroccan descent, live in an atmosphere of prejudice and exclusion from white society compounded by the Belgian state’s disdain for a community confident of its own identity and one which demands equal rights with that of white Belgians.

The two main national components of Belgium, the French-speaking Wallonians of the south and Dutch speaking Flemish of the north can hardly get along themselves, with the country witnessing a rising demand of the better-off Flemish to separate from the French speakers.

So unsurprisingly in the early 2000s Belgium was hardly ready for the Arab European League and its articulate and charismatic leader Dyab Abou Jahjah who led Arab youth from the ghettoes of Belgium in a struggle for self-respect and solidarity with Palestinians and Iraqis, inspired and informed by an Arab Nationalist and radical yet democratic Islamist discourse.

Belgium is perhaps better known internationally as a small country of quaint pubs, beers, and chocolates, and as a liberal country due to its foreign policy which is seen as non-compliant with that of the US’s.
However, race relations in Belgium remain some of the worst in Europe between whites and Muslims, and more generally between Belgian whites and the African, Arab and Muslim communities.

While Belgium had known civil disturbances and controversy in the past following the shooting of youth from immigrant communities by police, the emergence of the AEL became a cause for mass xenophobic hysteria across the white population whipped up by the media and political elite.

So what was the AEL? Who was this supposed firebrand from Lebanon - Dyab Abou Jahjah?
The Belgian media spun stories such as Jahjah was a Wahhabi supported by the Saudis, others claimed he was a crypto-Maoist, others that he was an agent of Hizbullah intent on bringing down the Belgian state through the stockpiling of weapons and the creation of a private militia. None of these stories were true of course, although the nature of the state crackdown of the AEL showed that state institutions and large sections of the public outside of the immigrant communities believed these slurs to be true.

In reality Jahjah and the AEL were very possibly the first contemporary mass grass-roots political movement of Arab youth in the West that demanded an end to discrimination of Muslims and Arabs, and stood in solidarity with those in the Middle East.

Those who bothered to talk to and listen to Jahjah, putting aside the media hype for a moment, would find a person who is at one with Arab youth from the ghettoes of Brussels and Antwerp, and on the other hand can also engage with good humour and firmness with Belgium’s political class in national TV debates.
Jahjah was not well-informed of the Black radical Black Panther Party and Malcolm X / Malik El Hajj Shabazz until the media dubbed him Belgium’s ‘Arab Malcolm X’ and the AEL the ‘Arab Panthers’. Subsequently Jahjah came to know more of the struggles of the Black Panthers and Malcolm X, and immediately saw the parallels with the struggle of oppressed Blacks in the US and Arabs in Europe. Jahjah was the leader of a movement that gave Belgium a real opportunity to confront and resolve the challenges of race-relations in this small country. The opportunity was missed in an Islamophobic frenzy that was of the media and political class’s own making.

Belgium’s second city Antwerp is a stronghold of the far-right fascist party the Vlaams Blok, now Vlaams Belang, who has successfully invested much effort in marketing themselves to white Flemish Belgians as ‘respectable’ politicians. The ever-growing and powerful Vlaams Blok has many members and supporters in Antwerp’s police force. In late 2002 Vlaams Blok leaked documents from the police to the media which exposed ethnic profiling in the Antwerp’s police force, this document was entitled ‘Integrated plan:
Moroccans’. In response the AEL decided to launch civil patrols which monitored the police in immigrant areas, a campaign that started on the same day as the plan was due to come into effect, November 15th. These patrols were attacked by the establishment as militias aimed at setting up no-go zones in immigrant areas. While it was later proved in court that the AEL were doing no wrong, but were actually exercising their democratic right to monitor a public institution, this didn’t stop the press and government representatives accusing the AEL of attempting to create a militia, although the patrols were often conducted by young Moroccan women armed with nothing more than notebooks, cameras and leaflets explaining to members of their community their rights vis-à-vis the police.

It was in this atmosphere of state intimidation of the AEL and Arab and Muslim community that on November 26th in Borgerhout, a poor area of Belgium’s second city of Antwerp, Constant Van Linden, a man known for his racist views shot dead 27 year old religious teacher Mohamed Achrak while shouting ‘Taliban!’. Achrak also coincidentally happened to be the younger brother of Jahjah’s close friend Satif Achrak. Spontaneous small scale rioting by Moroccan youth in the city followed the killing.
The only reason the rioting was not more widespread and devastating was that the AEL and particularly Jahjah managed to calm the clamours of the youth for vengeance in order to avoid further blood letting. The police reacted by pepper spraying Jahjah and other members of the community in Borgerhout while well-known activists of the Vlaams Blok stood behind police lines goading the local Arab population at this time of grief and anger.

The Belgian state and media went into anti-AEL overdrive and ransacked Jahjah’s home spreading false reports that weapons were found. Jahjah handed himself in, and was arrested by police snipers and helicopters. He was jailed, but eventually found innocent of inciting to riot. The tense social situation in Belgium and the Moroccan youth’s fast diminishing patience that could have put the whole country upside down in a show of uncontrolled anger may have contributed to Jahjah being released relatively quickly from prison.

In a recent phone interview with Jahjah in Brussels he stated that police allegations against him and the AEL were ‘rigged and manipulated’ and that Antwerp city police chief “Luc Lamine himself admitted in press interviews that my role that evening [of Achrak’s killing] was constructive and reasonable. We even know that he insisted to be present during the search of my apartment because he was suspecting other colleagues of planting evidence in order to convict me”.

Now Jahjah along with former AEL leader Ahmed Azzuz and Youssef Rahimi are being put on trial accused of blocking police investigations into the disturbances following Achrak’s killing which starts this Friday, 30th November in Belgium. Perhaps the prosecution are hoping that after five years from the time that AEL rocked the status quo in Belgium, that the AEL will now be criminalised for their political stance that they took and scores will be settled.
Jahjah is calling this a straight-forward political trial, a trial he says that “puts in the dock the whole liberation movement of oppressed communities in the Europe” and is appealing for progressive and democratic forces to come to the support of the defendants. Jahjah explained later in the interview that there are “many things that were revealed in the last couple of years about that period showing un-constitutional maneuvers by the government and also breaches of our rights committed by the police force and media manipulation that took place in the public debate”.

Jahjah believes that there is no case against Rahimi, Azzuz and himself, and hopes that the judge will see the prosecution “for what it is, unfounded and ridiculous”, but he is also familiar with Belgian politics which makes him doubtful of the impartiality of the political atmosphere which will inevitably accompany the trial. This trial will show what kind of message the Belgian authorities would like to send out to Muslim and Arab people the world over as to how Europe treats those who stand up for their democratic rights.

Friday, 30 November 2007

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Sukant Chandan is a London-based freelance journalist, researcher and political analyst. He runs two websites:
OURAIM and Sons of Malcolm and can be contacted at sukant.chandan@gmail.com

http://sonsofmalcolm.blogspot.com/2007/11/arab-civil-rights-campaigners-go-on.html

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- http://www.google.be/search?hl=fr&q=Arabian+European+League+trial+&btnG=Rechercher&meta=
- http://www.google.be/search?hl=fr&q=criminalised&btnG=Recherche+Google&meta=
- http://www.unhchr.ch/udhr/lang/eng.htm
- http://www.droitfondamental.eu/

Gepost door: John | 24-12-07

The activist, Dyab Abou Jahjah THE ACTIVIST
Dyab Abou Jahjah,
31, Belgium

The Belgian government picked a fight with the wrong man. Lebanese-born political activist Dyab Abou Jahjah is charismatic, good-looking, articulate and brash — and he may have a point. Prime Minister Guy Verhofstadt accused Abou Jahjah and his Arab European League of inciting the street riots in Antwerp that followed the murder last month of 27-year-old Moroccan schoolteacher Mohammed Achrak by a 66-year-old mentally ill Belgian man. But Abou Jahjah turned Verhofstadt's allegations into a trial of Belgian attitudes toward the country's 400,000 Muslims. Are Muslims second-class citizens? What will the government do to fight rising racial tension? And why do many second-generation Muslim Belgians still not feel at home?

The situation is especially dire in Antwerp, where unemployment in many immigrant communities hovers around 30%. Under the slogan "Our People First," the far-right Vlaams Blok (Flemish Bloc) garnered one-third of the vote in the last municipal elections in October 2000. Abou Jahjah gives Belgium's Muslims a radical voice to counter the Blok. He showed up at the scene of Achrak's murder barely 30 minutes after the crime; what happened next is in dispute. Abou Jahjah claims he tried to calm angry Muslims, who rioted for two nights. The police arrested him, saying he was responsible for the fighting, but an Antwerp court ruled last week that there was insufficient evidence to hold him.

Two days after his release, Abou Jahjah relaxes in the downtown Antwerp apartment of his lieutenant, 26-year-old Ahmed Azzuz. In jeans, navy blue sweater and socks, he looks like a graduate student taking a study break. He says he dreams of a pan-European coalition of Arab Muslims with the power to force European governments to reckon with Islamic communities. "We have three basic demands," he says. "Bilingual education for Arab-speaking kids, hiring quotas that protect Muslims, and the right to keep our cultural customs. For example, there should be laws that prevent discrimination against women who wear the veil."

Abou Jahjah founded the Arab European League two years ago; it now claims close to 1,000 members across Europe. He is not anti-American; in fact, he admires anti-discrimination laws in the U.S. "America's race laws are more advanced than here," he says. "I have relatives in Detroit and they are Arab-Americans but they feel American. I don't feel European. Europe needs to make its concept of citizenship inclusive to all cultures and religions. I'm a practicing Muslim but I'm not a freak. I'm not a fundamentalist."

According to immigration records, Abou Jahjah arrived in Belgium from Lebanon in 1991 as an asylum seeker. On his application form, he claimed that he had belonged to Hizballah and was fleeing after a dispute with militia leaders. "That was a lie," he says now. "I was a 19-year-old boy and I had to make up a story so I could get asylum. I emigrated because I wanted a better life." During the 1990s, he studied international politics at university in Louvain-la-Neuve and settled in Antwerp, doing odd jobs for immigrant organizations and trade unions. He's currently unemployed, but says he's working on a doctoral thesis.

Among some parts of Belgian society, he's one of the country's most hated men. "He should be thrown in jail for good," says Philippe Schaffer, a mechanic who runs a garage around the corner from where Achrak was killed. Civil-rights activist or self-interested agitator? Abou Jahjah may be a little bit of both. But Belgians shouldn't expect him to quiet down anytime soon — he's running for Parliament in June.

By JOHN MILLER/Antwerp

http://www.time.com/time/magazine/article/0,9171,397459,00.html?iid=chix-sphere

Gepost door: John | 25-12-07

'Continental rift' We first reported on Dyab Abou Jahjah, the controversial leader of Belgium's Arab European League, in July 2004. Since then French riots and the cartoon crisis have raised his profile. At a meeting in Rotterdam he debated with equally controversial Muslim advocate Tariq Ramadan. Rosemary Bechler was there


The first ever encounter between Dyab Abou Jahjah, president of the Arab European League, and Tariq Ramadan, 'the preacher of the banlieues'. was a gladiatorial but good-humoured affair. In front of a surprisingly mixed audience at Erasmus University, two possible futures for Muslim politics in Europe came face to face. But do they represent the twin unacceptable faces of European Islam – the clerical and the radical – best avoided? Or are they, to invoke a comparison made on the night, like Malcolm X and Martin Luther King, people with constituencies and convictions, with whom we should be allying ourselves in the fight against religious extremism and political violence? Both figures can claim to have headed off rather more religious fanaticism in Europe than most of us: Ramadan in taking on the anti-Semites, Salafis and literalists in the Muslim world, and Abou Jahjah for preventing young people in places like Borgerhout, the Moroccan district of Antwerp, from falling prey to extremist networks. So could they be friends? Our friends? And which would be the better ally?
Both have been dogged by their share of controversy. Ramadan, the Swiss-born grandson of the founder of the radical Muslim Brotherhood, secured a good teaching job at Notre Dame University, only to be denied a US visa (something he is contesting in the courts). Meanwhile the philosopher and mediator was invited to be on Tony Blair's post 7/7 task force: he resides in the UK, a visiting fellow at St Anthony's Oxford.
By contrast Abou Jahjah, Lebanese by birth, is a political activist living in Antwerp (a famously divided city he describes as 'neurotically racist'). Deeply engaged in local resistance against racism, he founded the Arab European League and Belgium's Muslim Democratic Party. Jahjah positively courts controversy. The AEL's response to the Danish Cartoons has been to publish a series of viciously anti-Semitic cartoons on their website, as well as a cartoon mocking Dutch MP Ayan Hirsi Ali and her campaign against female circumcision – an attempt, they claim, to expose the hypocrisy surrounding the issue.
Both Ramadan and Abou Jahjah regard themselves as part of, and leaders in, the Muslim community: they just have polar opposite positions on what this means. Abou Jahjah sees himself as part of a pan-Arab nation or diaspora, which finds itself in Europe because of colonialism, fighting oppression; while for Tariq Ramadan the quest is how to be fully European and fully Muslim at the same time, where Europe is an inspiration for a renewal, an Islamiic reformation.
For Abou Jahjah the task is to change Europe: "Why do people take it for granted that we should look at the Netherlands, France and Belgium as places where we should just fit in? When we see that they do not live up to their own constitutions, or EU or international conventions on human rights – shouldn't we be changing them?" For Ramadan it is for Muslims to fully occupy their status as European citizens, claiming the rights this grants, including the right to live as a Muslim.
Abou JahJah and Ramadan hold views that liberal humanists would find unacceptable, but both evade easy categorisation; and the way in which they comfortably use the terms of western liberal discourse makes them hard to simply dismiss. Take Abou Jahjah on theocratic authoritarianism in Islam: "When an exclusive group takes to itself power to issue fatwas over and above society…[T]his concentration of knowledge is as antithetic to a healthy democracy as any concentration of capital." Two years ago the AEL survived a challenge from its then strong Islamist wing. This resulted in a new vision statement rejecting any kind of theocratic state: "The bottom line for us was always democracy." Islam remains central to the symbolic and cultural identity of many AEL members, but is regarded as having no theological or political repercussions. The AEL clearly declares itself a multi-confessional campaign, containing Christian Arabs, Jews and those of no religion. It focuses instead on the notion of Arab as a cultural identity, an identity intimately wrapped up with a history of struggle.
But for Ramadan, nothing is more calculated to exacerbate a 'victim mentality' amongst Muslims living in Europe, aiding European society to treat Muslims as a minority apart. This 'victim mentality', Ramadan says, can be so easily manipulated by an 'ideology of fear' avidly seeking the next 'fifth column', the enemy within. He is utterly opposed to Islamic schools, Islamic political parties and affirmative action of the kind that the AEL espouse. For Ramadan the task is to contribute to a new definition of pluralist, democratic belonging: "The worst mistake that you could make," he urged the 880-strong audience in Rotterdam, was to be obsessed with "your minority status as Muslims."
There was no such thing as minority or second-class citizenship in Europe. "If someone refuses me a job because my face looks like an Arab face, I can give up, saying, 'OK – He doesn't like Islam!' or I can say, 'There are laws in this country, and I will act against all forms of discrimination because racism is a danger to our society and to our future. So by exposing your malpractice, I am helping to improve this society for everybody." Muslims in the audience should believe that they are 'at home' and make a contribution. For his part, Dyab Abou Jahjah regards this preoccupation as a form of 'creeping assimilation'.
Take the choice, for example, between British multiculturalism and the French Unity of the Republic. Ramadan thinks neither adequate, but begins from the premise that, "it is simply not sustainable to live with this notion that as citizens we differ more than we have in common." Abou Jahjah starts from a refusal "to give up what makes you different." Calling for a 'multiculturalism that works', he is engaged in a concerted attempt to oppose what he sees as a European project of monocultural assimilation.
Of course these are not the only possible futures for European Islam – there are others: some, as we already know, potentially deadly. But we cannot afford to ignore any of them, especially those that stand against terror.


The New Humanist

http://newhumanist.org.uk/956

Gepost door: John | 25-12-07

CRIF CRIF - Conseil Représentatif des Institutions juives de France:

... 'Puis la Ligue Arabe Européenne a créé des petites milices chargées de sillonner les rues d’Anvers pour « lutter contre le racisme ».
Depuis quelques temps cette histoire belge ne fait plus rire la police du royaume. Les autorités commencent à s’inquiéter de la popularité croissante de Dyad Abou Jahjah au sein de la très importante communauté musulmane de Belgique. Certains évoquent même les liens que la Ligue Arabe Européenne entretiendrait avec le Hezbollah libanais. Jeudi dernier, Abou Jahjah a été interpellé puis écroué. La justice lui reproche d’avoir harangué les émeutiers, de les avoir appelés à s’affronter à la police. Au nom d’Allah.'

Gepost door: Jean Lemaire | 25-12-07

L’Europe n'est pas une « terre d’islam » L'extrème droite en France - Le loup déguisé en agneau:


'Les quelques documents qui suivent sont relatifs aux incidents qui se sont produits dans l’agglomération d’Anvers après que la Ligue Arabe Européenne ait décidé d’organiser des « patrouilles islamiques » pour « surveiller » les forces de police. Ces incidents ont fait un mort et plusieurs blessés. La presse belge les a longuement commentés mais ils ont été assez peu (ou mal) répercutés à l’étranger.


Jahjah, actuel président de la LAE, est licencié en sciences politiques de l’Université Libre de Bruxelles mais aussi de l’Université catholique de Louvain. Son profil est celui de l’agent d’influence venu spécialement en Belgique pour y infiltrer la communauté musulmane et créer un réseau d'activistes.

Autorisé à résider en Belgique en qualité d’étudiant boursier, Jahjah épouse très vite une ressortissante belge dont il divorcera peu de temps après son mariage. Tout porte à croire qu’il s’agissait là d’un « mariage blanc » ayant pour seul but de lui conférer la nationalité belge et de lui permettre de continuer à résider sur le territoire de l’Union européenne. On devrait donc pouvoir prononcer la nullité de cette union douteuse, lui retirer son passeport et l’expulser.

Toujours dissimulé derrière ses lunettes noires, Dyab Abou Jahjah est un personnage plus que douteux, un dangereux agitateur très habile dans l’art de « victimiser » les musulmans.

C’est le type même du parasite qui sait se servir des déficiences et des insuffisances du système démocratique européen pour servir les intérêts arabes et favoriser une politique de « colonisation larvée » de l’Union européenne par les musulmans.

Il est inadmissible qu’aucune mesure n’ait encore été prise en vue d’expulser cet indésirable hors du territoire de l’Union européenne mais aussi en vue de démanteler son organisation.

Selon diverses sources, la LAE entretiendrait des relations politiques avec certains partis d’extrême-gauche, en particulier le PTB (Parti des Travailleurs de Belgique), groupuscule connu pour ses méthodes subversives. La vraie gauche, laïque, démocratique et humaniste, ne saurait cautionner la LAE et ses larbins.



Vêtus de noir, comme les ayatollahs iraniens, les petits caïds de la LAE parcourent les rues de l’agglomération d’Anvers pour « surveiller la police ». Ils sont équipés de caméras, d’appareils photos et de téléphones portables. A quand les battes de base-ball et les armes à feu ? Ce sont pourtant ces individus qui devraient être surveillés de près, de très près !
Quand donc allons-nous être débarrassés de cette vermine islamique qui rappelle d’autres « milices noires » de très sinistre mémoire, celle des nazillons flamands et wallons de la seconde guerre mondiale ?
Il existe pourtant, en Belgique, une loi « anti milices privées » (loi de 1936 toujours en vigueur) qui n’attend qu’à être appliquée avec un maximum de rigueur. Si aucune mesure n’est prise rapidement, on risque de revoir, dans les grands centres urbains de Belgique, des combats de rues comme ceux qui opposèrent, entre 1933 et 1936, les milices fascistes et les contre-milices organisées par le Parti Ouvrier Belge (socialiste) et le Parti communiste (notamment les « Milices de Défenses Ouvrières » ou MDO). La LAE est une menace pour la démocratie et la tranquillité publique. Elle doit disparaître, tout comme les écoles coraniques et, à terme, les mosquées. L’Europe occidentale n’est pas peuplée de soumis, ce n'est pas une « terre d’islam », et elle ne doit pas le devenir.'

http://coranix.free.fr/102/102n017.htm

Gepost door: Jean Lemaire | 25-12-07

Wim Verreycken: LAE - Question orale Wim Verreycken du Vlaams Belang, qui provoquait les jeunes au moment où leur ami a été assassiné...

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Sénat de Belgique
3-49
Annales
JEUDI 25 MARS 2004 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

Question orale de M. Wim Verreycken au vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur sur «la manifestation de la Ligue arabe européenne (LAE) du 24 mars à Borgerhout» (nº 3-266)

M. Wim Verreycken (VL. BLOK). - Hier, une énième manifestation de la LAE a déambulé dans les rues d'Anvers. Bien que chacune des manifestations précédentes de cette organisation ait été marquée par des dégâts et des infractions, le bourgmestre d'Anvers ne l'a pas interdite car il n'avait pas reçu de demande, ce qui rend évidemment extrêmement facile l'organisation de manifestations. Si personne ne sollicite une autorisation, on peut donc manifester en toute quiétude.

Le bourgmestre d'Anvers a déclaré à la « Gazet van Antwerpen » qu'il n'avait pas interdit le rassemblement car il ignorait ce que les intéressés voulaient faire exactement.

Pourtant, il connaît la pratique de « l'intimidation contrôlée » appliquée à tort et à travers à Anvers vis-à-vis des manifestants flamands. Il est vrai que ces manifestants avaient commis le crime capital de douter de la « prédestination » de la Maison royale belge. Le président confirmera qu'une telle attitude est en effet beaucoup plus grave pour la sûreté de l'État que d'applaudir le terrorisme arabe et d'importer le conflit israélo-arabe en Europe.

Il faut probablement être un ronchonneur pour penser que les événements dramatiques de Madrid montrent bien que le fondamentalisme islamique est la première menace pour notre communauté. Durant cette manifestation non sollicitée, un manifestant masqué a mis le feu à un drapeau juif, d'autres manifestants masqués ont scandé « Jihad », « Hamas », « Hezbollah » et certains sont intervenus pour remplacer la police. Les policiers devaient rester à l'arrière-plan afin d'éviter toute provocation. Il me semble que tout cela est contraire aux règlements communaux en matière de manifestations, à la loi antiracisme et à la loi sur les milices privées.

La LAE est-elle au-dessus de ces lois ?

Pourquoi l'a-t-on laissée agir en toute liberté ?

Quelles normes sont-elles appliquées afin de ne pas inquiéter cette milice privée ?

Le vice-premier ministre signalera-t-il au bourgmestre d'Anvers qu'il est tenu d'appliquer la loi de la même manière pour tous, sans distinction d'origine ou de croyances ? Ou va-t-il au contraire soutenir le bourgmestre concernant cette infraction à la loi antidiscrimination ?

M. Patrick Dewael, vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur. - Il est exact que la LAE n'avait pas sollicité l'autorisation d'organiser une manifestation. Le bourgmestre d'Anvers a déclaré ce matin qu'il avait le choix entre une attitude répressive ou non. La police et les services communaux ont préalablement recueilli des informations sur les intentions concrètes de l'organisateur, l'état d'esprit dans lequel la manifestation se déroulerait et l'attitude de la communauté musulmane. Ensuite, le bourgmestre a donné des directives à la police afin de ne pas prendre de risques. Les directives étaient les suivantes : tolérance zéro en ce qui concerne la violence contre les personnes ; tolérance zéro vis-à-vis du vandalisme ; pas de cortège dans le quartier des diamantaires, les environs des institutions juives et le centre ville.

Les représentants de la communauté marocaine avaient annoncé qu'ils seraient sur place et qu'ils surveilleraient le comportement des jeunes. À côté d'une centaine de jeunes, une vingtaine de pères marocains étaient présents pour assurer un bon déroulement de la manifestation.

Je pense que cette mesure s'est révélée positive. Globalement, ce fut une manifestation paisible. La circulation n'a à aucun moment été perturbée. Il n'y a pas non plus eu d'incidents notables durant et après la manifestation. En outre, la police n'a cessé d'exercer une surveillance discrète. Les policiers en uniforme sont restés à distance et n'ont pas dû intervenir. On aurait également pu interdire tout attroupement. M. Verreycken aurait certainement préféré cette possibilité mais, comme le bourgmestre, je pense que cela aurait provoqué des affrontements.

Le résultat est ce qui importe le plus. Le bourgmestre et la police ont opté pour l'approche susceptible de donner les meilleurs résultats. Dans l'ensemble, la manifestation s'est déroulée relativement dans le calme.

M. Wim Verreycken (VL. BLOK). - Le ministre ayant fait une allusion perfide à mon soi-disant souhait de voir des incidents se produire, qu'il sache que je suis actif au niveau du conseil local de district et que MM. El Kebdani et Habibi partagent constamment ma vision en ce qui concerne les manifestations. Dans le conseil de district de Borgerhout, nous travaillons dans la meilleure intelligence et savons de quoi nous parlons. Notre intention n'est certainement pas de provoquer des affrontements. Pourquoi recourt-on à l'intimidation contrôlée contre des manifestants flamands et non contre des gens qui, de toute évidence, enfreignent les lois ?

Hier soir, le premier ministre a expliqué à la télévision que nous ne reculerons pas dans la lutte contre le terrorisme. Il l'a dit à un moment où des terroristes scandaient « Hamas », « Hezbollah » et « Jihad » à Borgerhout et où ils brûlaient des drapeaux israéliens. Je comprends qu'il existe des raisons politiques pour faire une distinction entre les deux cas de figure, mais si l'on ne comprend pas que c'est là que commence le terrorisme, toutes les déclarations faites à Madrid sont creuses, vides et sans aucun fondement.

http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewTBlokDoc&DATUM='03/25/2004'&TYP=crabv&VOLGNR=2&LANG=fr

Gepost door: Yves Goossen | 25-12-07

Wim Verreycken: LAE - Question orale 27.6.2002 Wim Verreycken du Vlaams Belang, qui provoquait les jeunes arabes au moment où leur ami a été assassiné...

Sénat de Belgique
2-214
Annales
JEUDI 27 JUIN 2002 - SÉANCE DE L'APRÈS-MIDI

Question orale de M. Wim Verreycken au ministre de la Justice sur «la Ligue arabe européenne» (nº 2-1030)

M. le président. - M. Didier Reynders, ministre des Finances, répondra au nom de M. Marc Verwilghen, ministre de la Justice.

M. Wim Verreycken (VL. BLOK). - Depuis la reprise du conflit judéo-palestinien, la tension s'est considérablement accrue à Anvers, avec des attaques contre les synagogues, des affrontements, des manifestations et des agressions. La cause en est la volonté exprimée par certains d'importer à Anvers le conflit qui sévit au Moyen-Orient.

Le président de la Ligue arabe européenne a souligné cette volonté. Il rejette toute intégration des musulmans et a organisé une manifestation violente qui a causé des millions de francs de dégâts. La Ligue arabe européenne portait anciennement le nom de Al Rabita, une organisation que les Nations unies ont classée parmi les groupes terroristes. Je vous conseille de visiter le site de la Ligue arabe européenne pour vous faire une idée des théories de cette organisation. On peut y lire, concernant la loi en matière de génocide et Sharon, que les lois belges ne servent qu'à protéger les blancs contre les gens de couleur, ou encore, sur les colonies juives, que l'assassinat d'adultes faisant partie de colonies illégales est entièrement justifié. Le site s'en prend aussi aux hommes politiques belges. En effet, ceux-ci seraient perdants dans le débat avec le Vlaams Blok ; ils seraient des racistes latents et approuveraient, au fond d'eux-mêmes, le discours du Vlaams Blok ».

Son président bénéficie de la double nationalité libanaise et belge, cette dernière ayant été acquise par le biais d'un bref mariage contracté avec une Belge. Pourrait-il s'agir d'un mariage blanc conclu dans la seule et unique intention d'obtenir la nationalité belge ? S'est-on déjà renseigné à ce sujet ?

L'article 23 de la loi du 28 juin 1984 permet de retirer sa nationalité à une personne qui aurait failli de manière grave à ses obligations de citoyen. Je considère que c'est le cas en l'occurrence : un Libanais qui tente d'importer dans notre pays la guerre en cours dans cette région doit être privé de sa nationalité belge. M. Coveliers, qui appartient au même parti que le ministre de la Justice, s'est déjà exprimé en ce sens.

Le président de la Ligue arabe européenne doit être cité par le procureur général d'Anvers devant la Cour d'appel. Le parquet général d'Anvers prépare-t-il une citation à l'encontre de cette personne ? Dans la négative, pourquoi ?

Le ministre demandera-t-il, dans ce cas, au parquet général d'entamer une enquête et de rédiger une citation de façon à pouvoir appliquer l'article 23 de la loi du 28 juin 1984 à l'intéressé ?

M. Didier Reynders, ministre des Finances. - Je vous lis la réponse du ministre Verwilghen. Une procédure est actuellement à l'étude au parquet général d'Anvers sur la base de la loi de 1984, mais aucune décision n'a encore été prise.

À défaut de décision de ce type et de motivation y afférente, je ne puis donc pas juger de l'opportunité d'adresser une requête au procureur général. Une telle requête ne peut pas être considérée comme une application du droit d'injonction positif qui m'est accordé par l'article 274 du Code d'instruction criminelle, puisque la loi de 1984 ne contient pas la notion de délit.

Puisque, selon la loi de 1984, l'initiative incombe au ministère public, il est logique que, dans le domaine d'application de l'article 23, le « fait de faillir gravement à ses obligations de citoyen belge » soit lié à une condamnation intervenue à la suite d'un délit. Avant de prendre une initiative sur la base de la loi de 1984, il faut par conséquent vérifier si une infraction pénale a été commise, après quoi le juge pénal devra examiner les faits.

http://www.senate.be/www/?MIval=/publications/viewTBlokDoc&DATUM='06/27/2002'&TYP=crabv&VOLGNR=2&LANG=fr#P126_32324

Gepost door: Yves Goossen | 25-12-07

AEL dient klacht in tegen politie Van de klacht die de AEL tegen het Antwerpse politiekorps (of een deel ervan) gaat indienen, stond ook een artikel in de krant De Standaard.

Dat is positief te noemen en het verbaast mij ook enigszins want De Standaard publiceerde destijds met Het Nieuwsblad, De Gentenaar en Het Volk (dat waren allemaal kranten van de VUM mediagroep van de Vlaamse topindustrieel Thomas Leysen) tot tweemaal toe de Mohammed-cartoons op haar voorpagina.

Alhoewel ik weet dat dit weinig met de AEL te maken heeft (omdat de AEL geen religieus ingestelde organisatie is) vond ik toch dat de kranten van de VUM-mediagroep daarmee toen extra olie op het vuur wierpen.

Op hetzelfde moment voerden het Vlaams Belang en haar Deense zusterorganisatie immers een actie en mediacampagne rond de Mohammedcartoons die -naar mijn gevoel- vrij belachelijk waren en niets betekenden.

Zoals De Standaard (die daarvoor onlangs één of andere prijs kreeg waarop zij heel fier was) en de andere genoemde kranten, had het Vlaams Belang het bij haar acties voor het Europees Parlement te Brussel over de 'persvrijheid' terwijl het natuurlijk uitsluitend haar bedoeling was om de religieuze moslimgemeenschappen te provoceren. En die provocatie werkte want in een aantal moslimlanden, waaronder ook landen die al jarenlang het slachtoffer zijn van de Amerikaanse politiek, werden er rellen georganiseerd waarbij enkele tientallen doden vielen.

Dat er onder het Antwerpse politiekorps heel wat racisme bestaat, is al jarenlang geweten maar het Antwerpse stadsbestuur heeft daar, uit schrik om kiezers aan het Vlaams Belang te verliezen, nooit tegen durven optreden.
In het Antwerpse politiekorps vond men dus niet alleen figuren als ex-politiecommissaris Bart Debie weer die zopas tot vijf jaar gevangenisstraf (waarvan 1 jaar effectief) werd veroordeeld.

Een tiental jaren geleden zag ik Filip De Winter, voorman van het 'Vlaams Blok' in die tijd, met een megafoon in zijn handen lachend op één van de politiecombies staan die rond het Antwerpse stadshuis waren opgesteld. Dat gebeurde dan nog tijdens een vreedzame anti-racistische manifestatie. Er was geen kat die daartegen protesteerde vanuit de politiewagens die er stonden.
De zaak werd ook nooit politiek in vraag gesteld.
Een actievoerder die zoiets had geprobeerd, hadden ze waarschijnlijk voor enkele dagen achter de tralies gestoken en had daarbij nog een flinke boete + eis tot schadevergoeding gekregen.


Hier volgt een gedeelte van het bericht in De Standaard (wie het volledige artikel wil, moet een abonnement of dagkaart aanvragen):


AEL dient een klacht in tegen Antwerpse politie

ANTWERPEN - De Arabisch Europese Liga (AEL) gaat juridische stappen ondernemen tegen het Antwerpse politiekorps, dat ze verwijt racistisch te hebben opgetreden na de moord op Mohammed Achrak eind 2002. De AEL baseert zich daarvoor op de weblog van ex-politiecommissaris Bart Debie. Volgens Debie kregen agenten toen de opdracht om hardhandig op te treden tegen groepen Marokkanen in Borgerhout. Het speelde geen rol of ze iets verkeerds deden of niet. Het volstond om Marokkaan te zijn om hardhandig aangepakt en opgepakt te worden.


De Standaard, woensdag 28 mei 2008

Gepost door: Jan Boeykens | 29-05-08

AEL klacht - Bart Debie verliest Cassatie In het Metro-krantje van 28 mei 2008:

AEL vervolgt Antwerpse politie

De Arabisch Europese Liga zet juridische stappen tegen de Antwerpse politie. Die zou zich na de moord op Mohammed Achrak in 2002 racistisch hebben gedragen.
Na de getuigenis van oud-politiechef Luc Lamine op het proces van AEL-voorman Dyab Abou Jahjah zou de veroordeelde ex-commissaris Bart Debie op zijn blog verklaard hebben dat agenten in 2002 keihard moesten optreden tegen Marokkanen.

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Bart Debie verliest Cassatie

Brussel - Het hof van cassatie heeft de veroordeling in beroep van oud-politiecommissaris Bart Debie (Vlaams Belang) voor buitensporig geweld en racisme bevestigd.
Debie werd veroordeeld tot één jaar effectief en verloor ook vijf jaar zijn politieke rechten voor zijn gewelddadig optreden bij de arrestatie van een Turkse familie.
Nu zijn veroordeling bevestigd is, moet hij ontslag nemen als VB-gemeenteraadslid in Antwerpen.
Het VB heeft zelf intussen laten weten dat de partij Debie in dienst zal houden als medewerker.
'Hoewel ik Antwerpen veiliger heb gemaakt, zal ik het boetekleed aantrekken. Ik zal alle schadeclaims betalen', aldus Debie.

Gepost door: Jan Boeykens | 29-05-08

Wankele bewijzen tegen Abou Jahjah
Op 26 mei verschijnen Dyab Abou Jahjah en Ahmed Azzuz voor het hof van beroep van Antwerpen. De vermaarde historicus en socioloog Ludo De Witte bestudeerde de bewijzen, en kwam tot onthutsende conclusies.

Op 21 december 2007 werden Dyab Abou Jahjah en Ahmed Azzuz in eerste aanleg veroordeeld voor hun vermeende aandeel in de rellen die op 26 en 27 november 2002 uitbraken in Antwerpen na de moord op de islamleraar Mohamed Achrak. Ze kregen zware straffen: één jaar effectieve opsluiting en een schadevergoeding van meer dan 5000 euro.

De uitspraak kwam er vijf jaar na de feiten, op basis van bewijsmateriaal dat op tal van punten grote vragen oproept.

Of men nu van Abou Jahjah en zijn Arabisch-Europese Liga (AEL) houdt of niet, je kunt er moeilijk omheen dat de politiek, de media, het gerecht, de politie en de inlichtingendiensten hard hebben geprobeerd om de man in diskrediet te brengen.

Na vijf jaar speurwerk werd uiteindelijk maar één klacht overgehouden: het aanzetten tot rellen en weerspannigheid tegen de politie, in de nasleep van de moord op Mohamed Achrak. Het dossier, bijna 4000 bladzijden dik, is een lege doos. Met uitzondering van de verklaringen van twee agenten.

De kroongetuige is een politieagent van Marokkaanse afkomst die Abou Jahjah in het Arabisch zou hebben horen oproepen tot verzet. In het vonnis staat: 'A.A., lid van het Bravo-peloton bij de ordedienst en de Arabische taal machtig, had de opruiende taal van Abou Jahjah verstaan. Deze riep: "Laat u niet doen door de politie. Er is maar één God, Allah genaamd. Blijf samen, samen zijn wij sterk tegen de politie. Al wie ons niet volgt, is een schijnheilige, zij (de politie) zijn de oorzaak van de dood van onze broeder, vecht terug!" Abou Jahjah voerde met zijn groep vervolgens een charge uit op het kordon van de politie. Op dat ogenblik werd de collectieve pepperspray ingezet.'

In het vonnis staat ook: 'Er is geen reden om aan de verklaring van inspecteur A., die zeer formeel is over hetgeen hij hoorde, te twijfelen.'

Kort door de bocht

Wie het dossier aandachtig doorleest, komt echter tot de conclusie dat de rechtbank kort door te bocht gaat. Dit zijn enkele van de meest markante vaststellingen:

Ten eerste. De verklaring van A.A. waaruit de rechters citeren is een aangepaste versie van een eerste verklaring die hij kort na de feiten heeft afgelegd. Op 27 november, de dag na de vermeende feiten, verklaarde A. dat hij had 'menen te begrijpen' dat de AEL-leider die woorden had gebruikt.

Abou Jahjah werd opgesloten, maar de raadkamer liet hem enkele dagen later vrij, onder meer omdat de verklaring van A. te vaag was. Op instructie van de onderzoeksrechter werd enkele weken later een nieuwe verklaring afgenomen van A. Daarin stelde die wel degelijk heel zeker te zijn dat Abou Jahjah die woorden had uitgesproken.

Ten tweede. In 2006 blikte Luc Lamine in Humo (31/10/2006) terug op de gebeurtenissen. Lamine was in 2002 korpschef van de Antwerpse politie, en werkt inmiddels als adviseur-generaal van de federale politie. Dit is wat Lamine over de rol van Abou Jahjah zei:

'HUMO: U hebt met Abou Jahjah op straat, voor het oog van de camera, gediscussieerd.

LUC LAMINE: Ik heb stoïcijns geluisterd - geen woord heb ik gezegd. (...) Na de tirade van Jahjah, toen de camera's wegdraaiden, heb ik gezegd: "Abou, alstublieft, dit hebben we binnenkort niet meer onder controle. Leid de betoging af naar een moskee of er komen vodden van." Hij hééft dat gedaan. Jahjah was voor rede vatbaar. (...) Als ik zie met wat voor ijver het parket Jahjah opjaagde, heb ik mijn bedenkingen. Ze vorderden honderdvijftig agenten op om hem te arresteren, op het moment dat de stad in vuur en vlam stond. Ik vond die aanhouding onnodig, nutteloos en risicovol, maar het parket wou laten zien wie er de baas was in de stad. Ik heb daarover woorden gehad met het parket, jazeker. (...) Ze verdachten Jahjah van een resem criminele activiteiten. Ik: "Welke dan? Het belemmeren van het verkeer op de Turnhoutsebaan? Gaan jullie hem daarvoor vervolgen, misschien?"'

De verklaring van Lamine, die A. tegenspreekt, zit niet in het strafdossier.

Ten derde. Volgens het vonnis heeft Abou Jahjah, kort nadat hij de opruiende woorden zou hebben gesproken, een charge op het kordon van de politie geleid, waarna de politie collectieve pepperspray zou hebben gebruikt. De rechters steunen daarvoor op een verklaring van commissaris David Sannen (pv 114052/02).

Het is echter vreemd dat noch A., noch Luc Lamine in zijn verklaringen zegt dat Abou Jahjah een charge leidde en dat er met collectieve pepperspray is gereageerd. In het overzicht van de interne politiecommunicatie is geen sprake van de charge, noch van het gebruik van collectieve pepperspray.

Toespraak

En misschien wel het krachtigste argument ten voordele van Abou Jahjah is zijn toespraak in de moskee, later die avond van de 26e november. De AEL-leider zegt dat hij er tot kalmte heeft opgeroepen. Waarom is dat niet onderzocht? Als Abou Jahjah echt tot geweld zou willen aansporen, dan zou hij het toch zeker ook daar hebben gedaan, onttrokken aan het oog van camera's en journalisten?

De interne politiecommunicatie bevestigt echter dat de toestand kalmeerde toen de groep met Abou Jahjah in de moskee was, en ook: '21.42 uur: Mensen verlaten druppelsgewijs de moskee. Alles blijft rustig' ('Kanaal 2 (intra muros), 26/11/2002', in pv 113082/02). Er was een agent in burger in de moskee. Waarom zit er geen verslag van Abou Jahjahs optreden in de moskee in het dossier?

Valse verklaring?

In Antwerpen, en vooral onder allochtonen, doet het gerucht de ronde dat de verklaring van A.A. vals is. Enkele agenten zegden ons enige tijd geleden hetzelfde, maar uit angst voor represailles durfde niemand daarover een verklaring af te leggen, ook niet anoniem. Onlangs was een agent, gechoqueerd door de uitspraak in eerste aanleg, daar toch toe bereid.

VERKLARING van een politieagent die op 26 november 2002 op de Turnhoutsebaan in Antwerpen dienst had.

De avond van 26 november 2002, nadat er in Antwerpen rellen waren ontstaan, na de moord op Mohamed Achrak, was ik als politieagent de ganse tijd aanwezig, vanaf de aankomst van Abou Jahjah tot aan zijn vertrek. Ik was de ganse tijd in zijn buurt.

Ik heb Abou Jahjah op geen enkel moment een grote groep jongeren weten toespreken, behalve één keer, toen hij zei: 'Laat je niet vangen. Blijf rustig.' Een politieagent heeft pepperspray gebruikt, niet om te reageren op een charge van Abou Jahjah en de jongeren, maar als provocatie. Abou Jahjah heeft die avond op een professionele wijze de gemoederen willen bedaren.

De allochtone agent die een bezwarende verklaring over Abou Jahjah heeft afgelegd, was niet in de buurt. Die jongen was pas afgestudeerd van de politieschool, en heeft zich wellicht laten misbruiken om een valse verklaring af te leggen. Ik weet dat ook andere allochtone agenten onder druk zijn gezet om zo'n valse verklaring af te leggen.

Ik leg deze verklaring af omdat ik zwijgen niet kan verzoenen met mijn geweten. Ik ben bereid hierover voor de rechtbank te getuigen als mijn anonimiteit wordt gewaarborgd.

Het vonnis in de zaak-Abou Jahjah steunt dus op twee verklaringen à charge: die van A.A. (over de opruiende taal) en die van David Sannen (over de charge). Het dossier bevat geen enkel spoor van een onderzoeksdaad à decharge van Abou Jahjah.

De rechtbank van eerste aanleg had daar blijkbaar geen problemen mee, en oordeelde dat met dit onderzoek alles was gezegd. Politie en justitie hebben zichzelf in de vernieling gereden en dreigen deze zaak, voor het hof van beroep of op een hoger rechtsniveau, als een boemerang terug in het gezicht te zullen krijgen.

(LDW) www.kack.be
24 april 2008

Gepost door: Jan Boeykens | 29-05-08

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Gepost door: lmdm | 19-08-14

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